Ch. II, v. 515 ss. (AI, p
2. Cf. Ermatingeb (o. c, p. 160 ss.) qui donne un aperçu de l'érudition du jeune philosophe. Non seulement il est fait allusion dans son poème à toutes les écoles philosophiques et à presque tous les auteurs anciens et modernes de quelque importance, mais encore on trouve cités des savants comme Eudworth, Galilée, Gassendi, Halley, Huygens, Linné, Newton. Il va sans dire que cette érudition est recueillie dans des manuels. W. aurait-il déjà lu Malebranche ou Saint Thomas, ne connaissant, comme il semble, Platon ou Plotin que par Cicéron? Cf. Dôll, progr ■
3. N achrichten des Verfassers der Empfindungen eines Christen an die Léser der Bibliothek der Schônen Wissenschajten (A IV, p. 161) et Vorberichte, 1762, 1 7 70.
4. A. Br.. I, p. 15. « Ich nehme mir die Freiheit, Ihnen eine jugendliche unreife Probe zu schicken. Vielleicht verzeiht inan einem Werke seine Fehler, das in zehn Wochen von einem Jiingling von 18 Jahren geschrieben ist. Ob man aber diesem Jiingling die Kiihnheil vergeben soll, seine « Petits ours mal léchés », wie de Bar sagl, in die Welt zu schicken, ist eine andere Frage. » Cf. p. 37.
5. Unterrcdungen ûber die Schànheil der Nalur, nebsl desselben moralischen Belrachlungen iiber besondere Gegenstànde der Nalurlehre (1750). Dix ans plus tôt. SULZER avait publié : Versuch ciniger moralischen Belrachlungen ûber die Werke der Nalur. Cf. Sulzer à Bodmer, 31 janv. I 752 i Ivwrte) et Euph. Ergzh,. 3,
d'un Spalding, qu'inspirait la pensée morale de Pope et de Shaftesbury 1. Pour « sentir misérablement le fagot » comme trouvait Waser, le futur traducteur de Swift 2, ce traité n'était pas pour déplaire aux esprits avancés, qui, aussi bien que les orthodoxes, se défiaient de la théologie poétique de la Messiade 3. Dans cette ferveur optimiste, qui rassurait la religion, ils ne pouvaient méconnaître l'inspiration leibnitzienne.
C'était assez pour ne pas lui tenir rigueur de la prolixité et de l'enflure de sa rhétorique, ni de la monotonie de sa versification. Sitôt Timpression, Wieland y trouvait d'ailleurs, « à côté de beautés éclatantes, mille fautes à corriger » 4. Sans doute avait-il trop montré sa dépendance de ses modèles, pris tour à tour le ton de Brockes et de Klopstock, de Lucrèce et de H aller. Au moins avait-il cherché à animer l'exposé didactique, à y mettre de la chaleur et de la grâce 5. Imapinait-on son âge à cette virtuosité du style, et à cette richesse du registre? Les meilleurs juges ne lui marchandaient pas leurs suffrages, pas plus Haller dans le journal de Gôttingen 6,
p. 67 : i Ich lialte es fur was Crosses, dass ein Mensch von 20 Jahren Verfasser des Gedichts von der Xalur der Dirige ist. Ich glaube darin Spuren eines grossen Geistes anzutrelïen. »
1. W. ignorait encore Shaftesbury. Il avait sans doute lu le traité de Spalding:
•nmung des Menschen, paru en même temps que la trad. de V Essai sur la Venu, par Diderot. Cf. Grudzinski, Shaftesbury' s Einfluss au] W. Breslauer li. N. F. 34 (191
2. Al odmer, 7 févr. 1 7 .". 2 [Staudlin); Waseb : Briefc ziveier Landpfarrer, den Jfi fend (dirigées contre les orthodoxes timon- ... lettres ne parurent qu'en 1793-1794 dans Neues S. hweizerisches Muséum, II. 12).
3. I odmer à Zellweger, 20 févr. L752 (Euph. Ergzh., 3, p. 68). « Wenn er (W.) sein Gedicht fur Wahrheit ausgiebt, so muss er notwendig mit der Kirche und der Schule Handel bekommen. Aber fur eine glaubwùrdige poetisch verschônerte Hypothèse ausgegeben, kann er > tête levée einhergeheu. ■
i A. I r.. I, p. i:i. Pour les remaniements successifs de 1762. 1770 et l'éd. des Wirkr. A doit apporter l'appareil n ce ain è une comparaison des textes <[iii. comme le pensait l'auteur di jà i pourrait fournir des exemples abondants pour un cours de stylistiqui et di p i tique (A I. p. 129). Du moins W. s'est-il itl u hi ^ sauvegarder le plus possible le caractère juvénile de son ■Siemier ouvrage. Pour la versification et la langue, voir : H. [scheb : Klemere Dudien ûber Wieland. Bern, 1905; G. Beck, Die Sprache des jungen Wieland, Diss. Heidelberg, 1913; Schluter, Sludien iiber die Reimtechnik Wieland* Dfiss. Marburg, 1900. W. Cvlvor, Der mctaphorische Ausdruck dis j'ungen Wieland, l'i !
5. Cf. Euph., 14. p. 351, et 17. p. 155 ss. ; Steinbercer : Beilage fur die Allg. Zeitg., 1902, n" 134.