‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 38 sur 505 · Gbtting. Gel. Zeitung, 1752, 20 févr. (p · texte numérisé non relu

Gbtting. Gel. Zeitung, 1752, 20 févr. (p

que Hagedorn et Gleim, à qui Bodmer, quand il en connut l'auteur, le recommanda chaleureusement I,

Déjà le critique zurichois avait en mains un autre échantillon de son jeune talent. En août 1751 lui était parvenu, anonyme également, un manuscrit qui était abandonné à sa discrétion, dont il pourrait disposer à sa guise -. Ce n'était, il est vrai, qu'un fragment d'épopée, dont le sujet était la délivrance de la Germanie par Hermann. Comme il lui en avait été fait hommage, il est resté en sa possession, et n'a été exhumé de ses archives qu'en 1882, Wieland ayant négligé de le réclamer pour le recueil de ses oeuvres de jeunesse 3.

Cette fois encore, Wieland ne s'était pas adressé à faux, et avait trouvé la forme qui convenait, pour attirer l'attention du critique dont il souhaitait la protection. Aurait-il ignoré l'intérêt de Bodmer pour le passé germanique? Sa publication sur la poésie à l'époque des empereurs souabes* lui avait donné l'occasion d'appeler de ses vœux un aède qui donnerait à l'Allemagne sa chanson de geste. Alors que le sentiment national commençait à s'émouvoir, la légende d'Arminius, mieux qu'une Friedriciade ou une Thérésiade, semblait susceptible de lui apporter une légitimation littéraire. Wieland doit-il à la tragédie d'Elias Schlegel la connaissance

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