Euph. Ergzh., 3, p
2. Le 25 juin. 1751, \V. écrit à sa mère : ■ Die liebe .Marna werden in einiger
Zeil von H. Dr. Bodmer in Zurich ein Schreiben an mich erhalten, welches sogleich zu schicken gehorsamst bitte. » (Hartmann, art. c, p. 80.) Cf. A. Br., I, p. 1 (4 août 1751), p. 7 (29 oct. 1751).
3. Vorbericht des Werke, p. xxvi. Le fragment a été édité d'abord par Munckeii dans les D. Lit. Denkmale, Bd. 6 (Heilbronn, 1882) avec une préface à laquelle il est renvoyé.
4. Proben der alten schwàbischen Poésie (1748). Précédemment, en 1743, Bodmer avait déjà publié un art. : Von den giinstigen Umslànden fiir die Poésie unter den Kaisern aus dem Schwàbischen Hause. (Sammlung critischer, poetischer und anderer geistvollen Schriften, 111.) Lui-même avait songé à écrire un Anninius d'après le roman de Lohenstein (Baechtold : D. Lit. in derSchweiz 1892, p. 621).
du roman de Lohenstein, dont Bodmer avait un instant songé à tirer un semblable projet x? C'est assez vraisemblable.
Il est d'ailleurs possible qu'il ait hésité, à Erfurt, entre le poème didactique et l'épopée, comme l'avait fait Klopstock entre la Messiade et un Henri V Oiseleur. Lucrèce et Virgile n'étaient-ils pas les deux cultes de son enfance? A Virgile revenait la découverte de son plaisir à la fiction, son goût du langage poétique, alors que Homère, comme il l'écrit à Bodmer, heurtait encore sa sensibilité par son « naturel » : « un colosse de Rhodes à côté d'une Vénus de Praxitèle 2. » Au sortir de son effort spéculatif, Y Enéide s'offrait comme une détente, un divertissement; sur elle il prend modèle pour tirer^précipitamment du roman de Lohenstein 3 la matière de quatre chants, soit le tiers de son épopée; des deux autres, il semble n'avoir eu nul souci. Il était, comme il avoue « trop impatient ou trop inexpérimenté pour établir tout un plan » 4. Au vrai, il s'était à peine préoccupé du sujet. Après quelques milliers de vers, il s'aperçut qu'il ne l'intéressait pas : « le héros lui était trop tragique ».
L'action pouvait-elle le retenir davantage? La fable et son fond historique, la conjuration contre les Romains, la bataille du Teutoburgerwald, rien dans tout cela qui ne fût seulement matière à description, qui ne relevât de l'imitation et du métier. Construire
1. Parue dans la Deutsche Schaubuhne de Gottsched, Bd. 4 (1748) et en nouvelle édition 1750. Cf. E. Riffert : Die Hermannschlachi in der d. Lit. — Herrigs Archa', 63 (1880) ; Hoffmann-Wellenhof, Zur Geschuhte des Arminius- Eultus in der d. Lit. — Progr., Graz, 1887 et 1888.
2. A. Br., 1, p. 5 ss. Mettant en parallèle Homère et Virgile d'une part, Milton et Klopstock de l'autre, W. déclare sa préférence pour Virgile et Klopslock. « Homer ist ein ungemeiner Maler, aber vielleicht driickt er die Natur gar zu sehr aus. lch linde in ihm nient allemal die Wahl des Schônsten, unter mehreren Schônen, die ich in Virgil bewundere. Kurz, jener ist erstaunlicher, dieser schôner und reizender. »
3. Grossmùtiger Feldherr Arminius, oder Hermann nebst seiner durchlauchtigsten Thusnelda, 1689-1690. Une autre éd. parut en 1731. W. avait pu lire le roman à l'occasion de la tragédie de E. Schlegel qui s'en inspire. Le sujet devait être remis en vogue, puisque Schonaich, un disciple de Bodmer, entreprend simultanément une épopée d'après le roman de Lohenstein. Cf. Cho- IEvius : Die bedeutendsten Romane des 17. Jahrhundens, et Bobertag : Gesch. des deutschen Romans I, 2, p. 176. W. s'inspire surtout du 4' 1. de la V" partie, et du 3e 1. de la 11e. Cf. Doll, Die Ein fiasse der Antike in Ws. Hermann. Progr. Miinchen, 1897.