‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 386 sur 505 · H. XI, p · texte numérisé non relu

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4. « Hamburgische Nachrichten aus dem Reich der Gelehrsamkeit. » Cf. A. Br., II, p. 345, 351, et la correspondance de Jacobi avec Gleim dans Prôhi-e, ". '-.. ainsi que Martin, Ungedruckte Briefe von J. G. Jacobi.

5. liber den Werl einiger deulscher Dichler und ùber andere Gegenslàndc, den Geschmack und die schône Literatur betrefjend. Ein Briefwechsel (1771, 1772, II, p. 188) et Mauvillons Briejwechsel, hgg. von seinem Sohn F. Mauvillon, 1801. Cf. Zeitschr. f. d. Altertum, XX, N. F., VIII, p. 326 ss.; Archiv f. Litgesch., IV, p. 333.

Autant que Weisse, Gerstenberg estimait que l'auteur de Musarion achevait de se discréditer dans la société de Gleim et de Jacobi 1. Les faveurs d'une Philaïde, la comtesse Louise de Hatzfeld et d'une Danaé suffisaient-elles à le récompenser de s'être donné aux « Grâces socratiques? » « Que de belles âmes, écrivait-il à Gleim, ne me seraient-elles pas restées ignorées ! La douce satisfaction, la divine volupté à la pensée d'être aimé d'elles n'auraitelle pas manqué à mon cœur, si les augustes déesses ne m'avaient inspiré l'idée d'écrire leur philosophie et leur histoire ? 2 »

Au vrai, Wieland eût préféré l'alliance avec Mendelssohn, Lessing, Nicolaï 3. Il n'avait eu cesse, depuis qu'il était rentré en Allemagne, de préparer un rapprochement avec les Berlinois qui, de leur côté, avaient encouragé son changement d'orientation. Toutefois, en dépit des avances qu'il avait faites, par Zimmermann d'abord, par Riedel ensuite, il n'avait pas encore réussi à effacer toute leur défiance. S'il avait évité de s'engager à fond avec Klotz et sa coterie de la Bibliothèque de Halle, il n'avait pas obtenu de réconciliation franche avec Uz, et Gleim était resté longtemps sur la réserve 4. Mais, grâce à Riedel, les portes de cette « académie poétique », qu'imaginait Gleim dans un vieux cloître, tout près de Halberstadt, lui étaient ouvertes. Wieland y siégerait aux côtés de Uz, de Gôtz, de Jacobi, de Mme Karsch, la Sapho allemande, avec les critiques sympathisants, Meusel, Riedel, et qui sait, Herder peut-être 5. N'était-il pas présenté dans les Lettres sur le Public comme le digne héritier de Rabelais, de

1. Cf. la correspondance de Weisse avec Uz, dans le Morgenblatt de 1840, el les articles de Gerstenberg dans la Hamburger N. Zeitg. (D. Lit.-Denkm., n° 128, p. 228, 287 s.). Le 25 juillet 1770, Gleim écrit à Jacobi qu'il a du défendre W. à Brunsvic contre tout le monde (inéd. Fribourg).

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