Witkowski, art. c, p. 521 et
4. A. Br., III, p. 103, complétée dans Prôhle : « L., W., H. », p. 233; D. Br., I, p. 303.
6. A. Br., II, p. 345, 351, 358, dans « Hamburgische Nachrichten aus dem Reich der Gelehrsamkeit »; H. W. v. Gerstenberg, dans Hamburg. Neue Zeitung. Cf. Malte-Wagner : Gerstenberg und der Sturm und Drang, 1920-1924.
7. Lettres de S. L. R., p. 70, 72, 81, 83. Cf. Stramberg : Rheinischer Antiquarius, I, p. 650, et Bach : Aus dem Kreise der S. La Roche.
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regardait du côté de Vienne, où, avec l'accession au trône de Joseph II, des perspectives s'ouvraient aux écrivains de l'Allemagne protestante. Ne parlait-on pas de Lessing, de Klopstock même? Plus que d'aucun autre, ce serait la place du philosophe des Grâces. Son tempérament de Souabe s'y trouverait dans son vrai climat; quant à son esprit, il était assez façonné à la diplomatie mayençaise pour être à l'aise dans ce milieu catholique. Ne voyait-il pas Riedel y évoluer avec légèreté?
A nouveau, Wieland faisait appel à la complaisance de son ancien collègue pour lui préparer le terrain 1. Retenu presque une année à Erfurt à cause d'une dette, contractée auprès de l'Université pour l'acquisition de la bibliothèque de Meinhard 2, Riedel était en effet venu prendre possession de sa chaire à l'Académie des Beaux-Arts 3. Ses premiers contacts avec la société viennoise, à l'en croire, étaient faits pour allécher un philosophe qui rêvait de prendre, auprès du jeune souverain, le rôle que Voltaire avait tenu auprès de Frédéric II. N'apprenait-il pas que le comte de Pergen voulait faire de lui le directeur de l'enseignement, et que Kaunitz lui était tout acquis? « Il voudrait vous avoir, lui avait écrit la comtesse de Wartensleben, dès 1770; il y a bien la question religieuse, mais elle pourrait prêter à des accommodements. Je vous souhaite d'être appelé par le jeune monarque. Quel terrain d'action pour un homme comme vous ! A Vienne, où les sottes élucubrations d'un Sonnenfels font sensation, vous seriez certainement porté aux nues 4 ! » Il saurait certainement mieux s'entendre avec les Jésuites qu'avec les Pères Augustins et Bénédictins d'Erfurt. Déjà il se mettait en frais avec Denis et Mastellier. « Plût aux dieux que nous eussions ici leurs pareils! 5 ». Il entrait aussi en relations avec Gebler et Sonnenfels, s'enquérait d'un traducteur
1. Adam Wolf : Geschichtl. BUderaus Osterreich, II, p. 312 ss. ; Fr. Rosenthal: W. und Osterreich, Jahrb. der GrillparzerGesellschaft 24 (1913), p. 55 ss.; Schulze-Haizier, o. c, p. 60 ss.
2. L. inéd. de Riedel à Ring, à la Bibl. de Friburg : « Ich wùrde mich in Ws. Namen shâmen, wenn sein Betragen gegen mich sollte bekannt werden. (7 janv. 1772). W. avança pourtant 30 louis à Riedel, ce qui rétablit entre eux des relations amicales.