Cf. D. Br., I, p. 308 ss
5. A Gebler, 2 nov. 1772; D. Br., II, p. 13; cf. Schulze-Maizier, o. c, p. 62 s.
pas l'augmentation de traitement promise. Que son « souverain né » lui accordât ou ne lui accordât pas « le bonheur de collaborer à l'entreprise généreuse de civiliser les peuples, de les éclairer et de les rendre heureux » 1, Wieland ne pouvait continuer à se morfondre à Erfurt 2, sans autres ressources que la famille Relier de Bechtolsheim, au château proche de Stedten, où il était parfois convié pour corriger les vers français d'une petite « Psyché »3. Par bonheur, de Weimar lui parvint, en novembre 1771, l'invitation de la duchesse Amalie, peut-être due à Dalberg, si ce n'est aux Relier de Bechtolsheim.
Rappelé au carnaval suivant, l'auteur du Miroir d'Or se vit favorisé des confidences de la princesse, qui s'ouvrit à lui de ses préoccupations au sujet de l'éducation de ses fils, notamment de Charles-Auguste. C'était pour lui l'occasion de faire le Danichmende, le jeune Tifan n'était-il appelé qu'à gouverner un État minuscule. S'insinuer dans les bonnes grâces d'Amalie, s'assurer du gouverneur des princes, le comte de Goertz, lié également avec Dalberg et Groschlag 5, laisser entendre qu'à certaines conditions, il ne se refuserait pas à sacrifier « une situation où il ne tenait qu'à lui de couler des jours paisibles, en se figurant qu'il rendait au monde des services signalés », tout cela n'était qu'un jeu pour Wieland.