D. Br., I, p
2. A. Br., III, p. 9 : « Ich arbeite mich hypochondrisch und krank — aber... was tut nicht ein weiser Mann, wenn er muss? Und was tut ein Vater nicht, wenn er durch seine Arbeit das Schicksal seiner Kinder zu verbessern hotït? » Cf. Horn, p. 164.
3. Des L. de la baronne von Keller, conservées à Dresde dans une liasse de « Damen-Briefe an Wieland », ont été publiées par Muncker : Wielands Pervonte, Miinchen, 1904. Il s'y trouve également une L. de la fille de la baronne, Julie, à qui W. dédia plusieurs pièces de vers. — Cf. H. XII, p. 531, H. XXIX, p. 251. Elle lui consacra, en 1783, un souvenir reconnaissant. : « Wielands Psyché an ihren Dichter ». Ce nom de Psyché lui fut-il donné d'après la pièce du même nom de G. Jacobi, qu'elle récitait à ravir? Cf. L. de Wieland à Jacobi du 18 févr. 1772. A. Br., III, p. 25 (le passage est supprimé dans l'édition). Voir aussi : Lettres de S. La /?., p. 83; Seuffert : Freundesgaben fiir Burkhardt, p. 135; Boxberger, o. c, p. 131 s.; Gœthe-Jahrb., XV, p. 250.
4. Lettre de mai 1772 à Goertz, dans ; O. von Stotzingen, Beitràge ;ur Jugendgeschichte des Herzogs Karl August. Jahrb. des Freien d. Hochstifts, 1910, p. 389.
5. Sur les négociations de W. avec Weimar, cf. l'art, de Seuffert (Vierteljhrsc.hr., I), les ouvrages de Beaulieu-Marconnay ; Anna Amalia, Karl August und der Minister von Frilsch (1874); Karl von Dalberg und seine Zeit (1879).
a l'université d'erfurt 421
Il eut tôt fait de tranquilliser la mère sur le caractère de Charles- Auguste, chez qui il croyait discerner « une âme sensible au bon moral », et reconnaître que « le chemin du cœur passe par l'esprit ». L'important était de ne pas négliger « le bien qu'on pourrait lui faire », car le prince « a toutes les dispositions dont la nature et le destin font les grands hommes », pourvu qu'il soit élevé « en philosophe chrétien ». Qui s'en acquitterait mieux que Wieland luimême? « Qu'on fasse de lui un prince éclairé, et je réponds de son cœur! » N'étant pas homme de cour, il a le privilège de tenir à la petite-fille de Frédéric-Guillaume le « langage du cœur »; de lui vouer « des sentiments que la divinité elle-même ne désavouerait pas » 1.
Commencé de la sorte, la conversation devait prendre le tour espéré. Amalie, reconnaissante de ses conseils « désintéressés », accordait déjà à son philosophe « son amitié pour la vie » 8 : « Vos lumières solides seront mes guides... Jugez de l'étendue des obligations que je vous ai. «Mais il s'agissait de ne pas en rester là. A Goertz, Wieland marque, non sans dépit, que la princesse va laisser passer l'occasion « de faire un grand bien à ses enfants, en particulier au prince héréditaire », tout en se félicitant d'être revenu de Weimar « libre et maître de lui-même ». Il a d'ailleurs passé l'âge où l'on se plierait à de nouvelles habitudes, et avec tout l'intérêt qu'il porte à Charles-Auguste, il supplie Goertz « de ne plus faire le moindre mouvement direct ou indirect pour le mettre lui-même dans une dépendance qui le rendrait malheureux » 3. Aussi bien était-il mis en garde par Sophie La Roche contre un engagement à une cour 4.
Toutefois, Wieland ne laisse pas refroidir le zèle de Goertz, ni l'amitié de la duchesse. Il lui faut gagner du temps pour son projet viennois. Il se réserve en même temps l'avantage en cas de poursuite des négociations. S'il décline une nouvelle invitation, c'est pour remarquer qu' « après être allé si loin, il ne serait ni sage ni décent de faire brusquement demi-tour, et de tout planter là ». Tant qu'il n'est question que d'un concours à prêter à l'éducation