‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 414 sur 505 · Vierleljhrschr., I, p · texte numérisé non relu

Vierleljhrschr., I, p

3. Von Stotzingen, art. c, p. 402 ss. — Seuffert, art. c, p. 375; la L. de la duchesse Amalia a Wieland du 9 juill. 1772.

a l'université d'erfurt 423

vita à instruire Alexandre1. » Loin de rien rabattre de ses prétentions, il insiste pour avoir des sécurités, des garanties. Enfin il persuade la duchesse que le futur souverain a besoin de discipliner son caractère, de plier son humeur à la voix de la raison et aux devoirs de sa vocation : « Il ne peut tenir que de la philosophie le grand art de se connaître et d'apprécier les hommes, celui de gouverner, et le plus difficile, de se gouverner lui-même ». Qu'un homme capable d'un tel enseignement « soit bien rare », Wieland ne laisse pas douter qu'il puisse être cet homme-là.

Parvenu à ses fins 2, il se fait, de plus, accorder, de Mayence, par l'entremise d'Amalie, un congé « en termes honnêtes », qui lui confirme son titre de conseiller électoral3. Se souciait-on là-bas de le retenir? L'Université d'Erfurt retombait déjà dans sa torpeur4; Wieland n'y fut pas remplacé. Les quelques maîtres qu'il y avait fait appeler, les Froriep, Lossius, Springer, n'étaient pas de ceux qui pourraient la ranimer. Quant à lui, il se gardera de mettre à nouveau la main dans ce guêpier, quand Dalberg, quelques années plus tard, lui demandera sa collaboration pour une nouvelle tentative de restauration 5.

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