‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 42 sur 505 · A. Br., I, p · texte numérisé non relu

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laissée vide par l'auteur de la Messiade. Un disciple sans doute plus docile, qui lui demandait déjà ingénument : « Pourquoi reproche-t-on à Kleist ce qu'on admire dans Homère? Pourquoi trouve-t-on mauvais et excentrique dans la Messiade ce qu'on trouve beau chez Virgile J ? »

Ce qui achevait de le conquérir, c'était l'opportunité de cette offrande, qui allait lui permettre de faire échec à Gottsched, tout glorieux de produire un Arminius en alexandrins du baron de Schônaich 2. A tout prix, il fallait favoriser l'achèvement de ce nouveau poème, en surveiller le développement. Ainsi se trouvait accroché son intérêt, que de nouveaux envois de Tubingen ne manqueront pas d'entretenir. Toutefois, Wieland, s'il n'avait garde de laisser échapper la chance qui s'offrait, ne se souciait pas d'arracher au baron de Schônaich la couronne que le critique de Leipzig lui avait décernée avec pompe 3. Il lui suffisait de rire de la déconfiture de son rival sous les huées de Lessing et de Kàstner. Que Bodmer fasse de son ébauche l'usage qu'il lui plaira; pour lui, afin de n'avoir plus à y revenir, il s'empressa de brûler ses brouillons4.

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