‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 43 sur 505 · A. Br., I. p · texte numérisé non relu

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2. Hermann oder das be/reite Deutschland (1751), dédié au Landgraf voa Hessen et préfacé par Gottsched, qui l'annonça dans : Das Neueste aus der anmutigen Gelehrsamkeit (oct. et nov. 1751). L'ouvrage fut présenté à Voltaire, qui s'en tira par des compliments vagues. Les deux L. de Voltaire figurent en tète de la trad. française (de Eidous?), 1769 : Arminius ou la Germanie délivrée, poème héroïque par le baron de Schônaich, avec une préface historique de Gottsched. Une trad. en vers (par Dehault) suivit en 1799. Voir : Otto von Ladendorf, Chr. Otto von Schônaich. Beilràge zur Kenntnis seines Lehens und semer Schrijten. Diss., Leipzig, 1897; Ad. Stern, Beitràge zur Lit. Gesch., 1893; G. Krause, Zeitschr. f. vergl. Litgesch., X, p. 453-492, et XI, p. 77-94.

3. Schônaich fut couronné solennellement à Leipzig en 1752, ce qui lui valut des épigrammes satiriques de la part de Kastner et de Lessing (Cf. Lessincs, Werke, Hempel, I, p. 147; VIII, p. 126 s; XII, p. 58).

4. Poetische Schrijten, 1762 (A I, p. 303). Bodmer, qui avait annoncé l'ouvrage le 15 déc. 1751 dans les Freymùlhige Xachrichlen von neuen Bûchern und anderen zur Gelehrthcit gehôrigen Sachen, une revue de Zurich, en donnait un échantillon, dont le texte n'est pas identique à celui de W.. pas plus qu'un autre fragment, publié en 1755, sous le titre : Der verbesserle Herrmann, à la suite de ; Ankùndigung eincr Dunciade fur die Deulschen. Duntzer l'attribue à W. (Hempel, 6, p. 51, et 40, p. 643 ss.). Seuffert (Gôtlinger Gelehrte Anzeigen, 1895, I, p. 71 ss. et 1896, 6, p. 497 ss.) tient ces fragments pour des variantes de Bodmer. Cf. aussi Batka, Altnordische Stoffe und Sludicn in Deutschland (Euph. Ergzh., 2, p. 29 ss.). En mars 1760 les Freymiitkige Nackrichten publièrent encore un autre fragment (p. 78 ss.).

L'imagination, à l'étroit dans ce pensum, tendait en effet à un mouvement plus libre. Stimulée par le lyrisme de Klopstock et la sentimentalité bucolique de Kleist, elle s'exhalait, dans les nuits tièdes du printemps, en effusions vaguement mystiques, comme le laisse deviner ce qui reste de sa correspondance avec Sophie l. C'est ainsi que Meier, avant même qu'il eût donné à l'impression l'ouvrage philosophique, recevait le manuscrit d'un cantique à l'amour, qui put encore paraître avant cet ouvrage 2.

Sans doute y retrouvait-il la même vision cosmique, le même abandon à la vie universelle; seulement, dépouillée du raisonnement, l'aspiration s'élançait maintenant avec impatience vers « le trône divin », par delà « les cieux embrumés » 3. Mais c'était pour demander « l'image céleste..., l'ombre d'une félicité qui naguère inondait mon âme, lui enlevait toutes préoccupations d'avenir »4... De cet univers anime par l'amour, l'auteur ne désirait que sa Doris, « unique trésor d'un cœur comblé, seul espoir de son àme » 5. A elle, il rapporte l'hommage fleuri du printemps; c'est elle qu'évoque l'aubépine « qui exhale son âme parfumée parmi les ronces », ou la rose « qui se gonfle comme le sein d'une vierge au premier émoi » 8. Que seraient sans elle « les plus luxuriantes vallées du Tempe, les myrtes de Paphos et les vignes d'Horace »? C'est toujours en Arcadie que lui souriait le bonheur : « Vois comme le ciel brille à travers les branches du tilleul! Tout

1. La correspondance de W avec Sophie Gutermann, au cours du séjour de W. à Tubingen, est presque complètement perdue; il resle une L. du 5 juin 1752 et une autre non datée publiées par Hohn, p. 'i ss. et p. 22 ss., ainsi qu'un billet accompagnant l'Ode : « Tugend, wie reizend schôn bis) du ./

2. Lobgesang auf du- Liebe, Halle (Hemmerde), 1751. W. put l'envoyer iBod mer avant le poème De la nature. Bodmer en parle à Hess le 6 déc. (Euph. Ergzh .

3, p 65] Un ipte rendu parut dans le Ci o le 1CT déc. Le poème avait été

êcril en mai d'après une L. de W. .> Bodmer du 6 mars 1 752 (A. Br., I, p. 50)

et fut recueilli dans les Poetische Schrifh n de 1762 et ! 770. mais exclu des W'erke.

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