‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 426 sur 505 · Nachlass XXXVI, H. XXIV, p · texte numérisé non relu

Nachlass XXXVI, H. XXIV, p

3. Republik IX, H. XXIV, p. 117. — Un passage, jugé dangereux, a été supprimé à la demande de Reich. Cf. Buchner, o. c, p. 35.

4. A Iselin, 4 mai 1770. Archiv f. Litgesch., XIII, p. 216 s.

5. Hamburg. Neue Zeitung, 1770, St. 65. (Neudruck. D. Lit. Denkm., 128, p. 360 à 368.)

6. W. surveilla lui-même la traduction de Marbois : Socrate en délire, ou Dialogues de Diogène de Sinope, trad. de l'allemand de M. Wieland, Dresde, (1772), espérant « qu'elle lui ferait plus d'honneur en France que celles qui ont encore paru de ses autres ouvrages ». (A Goertz, 19 mai 1772). Cf. D. Br., I, p. 288; Bôttiger, I, p. 163.

se taire, c'est tout ce que l'on en peut faire » 1. Mais c'était un art d'autant plus suggestif, tout comme l'allégorie d'Oser, l'autre maître de l'étudiant.

Ne percevait-on pas, dans la parodie, la sympathie d'un esprit en désaccord avec la raison du siècle pour l'éloquente protestation de Rousseau? « Ce serait faire preuve de bien peu de connaissance de la vie que de ne pas savoir qu'il suffit de quelques traits, qui s'écartent des formes habituelles de la conduite et accusent quelque singularité, pour que le caractère de l'homme le plus honnête appa raisse dans un faux jour 2. » Sans autant d'indignation que Rousseau, Diogène brisait avec la convention et cherchait à dégager l'humain. Sortant du jeu esthétique, l'auteur, comme il l'écrivait à Bodmer, n'entendait pas faire le sophiste comme le Socrate d'Aristophane, mais bene merire de génère humano 3. Aussi demandait-il à son vieux maître ses conseils et son appui pour des Contributions à l'histoire secrète de V esprit et du cœur, tirées des archives de la nature, dans lesquelles il pourra s'exprimer plus ouvertement sur la valeur et le sens de la culture 4.

C'est encore Rousseau qui, dans une large mesure, va faire les frais du débat 5. Qu'on ne s'y trompe pas cependant : la polémique n'est que prétexte à une explication plus franche. Comme elle ne s'accroche qu'aux saillies frappantes des Discours, aux provocations évidentes, elle n'a d'autre objet que de lier la discussion, en trompant sur sa portée. S'il se donne une certaine désinvolture

1. L. de Gœthe à Reich, 20 févr. 1770. Cf. Zeitschrift f. d. Altertum, \\\ I, p. 252.

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