Die Bekenntmsse des Abulfauaris
3. Les Brieje ûber d. Mônchswesen, l'on einem katholischen Pfarrer an einen Freund parurent à Zurich en 1771. Elles sont datées de mars à juin 1770, donc des mois qui suivirent immédiatement les Beitràge. La préface, selon Asmus, pourrait être de Wieland (o. c, p. 82). Si, dans l'ouvrage, il ne manque pas de rapports avec les Beitràge, on ne saurait établir une collaboration directe de Wieland. (Cf. Euph., XIII, p. G20.) La Roche et Brechter, qui seraient les auteurs des Brieje, étaient d'ailleurs liés l'un et l'autre avec lui. En ce qui concerne Brechter, on sait comment il s'était trouvé à Biberach sous la protection du père de Wieland, ;ilurs que, jeune pasteur, il était en butte aux vexations de ses autres collègues. Cf. Ofterdinger, o. c, p. 179 SS.; Schcbart : Leben und Gesinnungen, eh. IV (réédition R. WaITER, 1924). Devenu pasteur à Schwaigern, en Wurtemberg, Brechter fréquentait chez les La Roche, à Bônnigheim. Sophie recommanda à Wieland un ouvrage de son ami : » Briefe iilier Rousseam Emile, qui ne iiarut qu'après la mort de Brechter (Zurich, 1 773). Cf. Schwabisi hes Ar. hiv. 1790, I.
cité plus ou moins tacite de Mayence, risque un pamphlet qui vise, par delà les Jésuites et les moines, « le système politique et moral » de l'Église, plus encore, le christianisme lui-même. Ce n'est pas d'une vilenie seulement que se confesse Ahoulfauaris, mais de l'œuvre de sa vie, de 1' « infâme » qu'il a servi. Ainsi le sentiment rousseauiste prend l'accent voltairien; la protestation contre la civilisation est faite en faveur des « lumières ».
Voilà bien la position de Wieland : il veut à la fois le bonheur de la nature et le mieux de la culture, l'innocence et l'art. Peutêtre préférerait-il la simplicité et la frugalité aux délices de la civilisation. II n'a qu'une confiance limitée aux progrès qu'il faut attendre « des forces associées de l'expérience, de l'ingéniosité, de l'enseignement, de l'exemple, de la persuasion, de la contrainte », et qui agissent sur la masse 1. Sensualiste et idéaliste, il se fie moins à la raison qu'au cœur, il ne se laisse pas entraîner à l'enthousiasme prophétique des apôtres de la nature. « Que l'humanité se hâte, s'écrie-t-il, si elle veut atteindre le but avant l'expiration de l'année platonique! 2 » Mais y a-t-il un but ? « Sans vouloir soulever le voile sacré de la nature, afin de découvrir son mécanisme et de voir comment s'engrènent les rouages, comment se résolvent les contradictions en une progression générale, comment la vie s'alimente de la mort des individus et, en fin de compte, comment tout se combine en une résultante qui tourne en spirale autour d'un axe unique, ce qui supposerait d'autres organes et un autre champ visuel que celui des humains 3 », il lui suffit que, dans la société, puissent se développer le mieux possible la justice, la liberté, la prospérité générale. Le présent lui importe plus que l'avenir : « L'humanité est appelée à tourner encore dans le même cycle, à se régénérer, à fleurir, à mûrir, à décliner, pour renaître, refleurir et décliner encore... jusqu'à ce que, la terre ayant accompli son temps, un cataclysme engloutisse le tout et mette fin au spectacle ! ' »