‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 439 sur 505 · H. XXXI, p · texte numérisé non relu

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qu'il ne sépare civilisation et nature, il ne distingue le bien de l'individu de celui de l'espèce, cherchant à concilier, là aussi, entre le goût et l'utile.

A son exploration de l'horizon, Wieland apporte la conscience tranquille de l'éducateur, qui se tient presque en dehors de ce qu'il enseigne, ou du médecin qui observe son malade avec une résignation vigilante. Sa morale est une sagesse, presque une thérapeutique. Elle se confond avec l'art de discerner les lois de la vie, ne conduisant ni à l'espoir ni au désespoir. Tantlaquapatli ou Abouljauaris expriment, mieux que Diogène, sa méditation indulgente et patiente, qui aide à supporter les autres et soi-même. D'individualiste, sa pensée s'est faite sociale, en ce sens qu'elle renonce à la satisfaction égoïste de l'ironie, et accepte de jouer la règle.

Je me décidai à paraître moins sage, pour ne pas manquer mon but, à laisser croire à des lecteurs superficiels et bornés que je n'avais pas d'intentions sérieuses, plutôt que de prendre l'air important qui tient lieu de barbe et de manteau de philosophe 1.

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