‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 451 sur 505 · H. XVIII, p. 140 s · texte numérisé non relu

H. XVIII, p. 140 s

2. H. XVIII, |>. 121 : « Wiewohl nach meinem Begrifïe die schlechteste Regieningsfnrm und die schlechteste Religion immer besser ist als gar keine, so gestehe ich doch so willig aïs irgend jemand, dass eine Nation, wie gross auch ihre Vorteile in andern Stiicken sein môchten, unmôglich zu einem gewissen Grade von Vollkommenheit sich erheben kônne, wenn sie das Ungluck liât, einer ungereimten Verfassung oder einer unvernunftigen Religion unterworfen zu sein.

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ne voulant être ni matérialiste, encore que naturaliste, ni rationaliste, encore qu'idéaliste, il reste attaché à une vertu sans efficacité et à une beauté morale sans vérité 1. Il n'ose aller jusqu'au bout de sa pensée. Si Eblis s'empare de l'esprit d'Isfandiar, est-ce seulement, faute à celui-ci de connaître les principes du contrat social, et parce qu'il accepte ceux de Hobbes et de Machiavel? « En vérité, raille le sultan, l'ami Danichmende ne raisonnerait pas trop mal pour un philosophe s'il avait un peu plus la pratique du monde. Il a le défaut de tous ces messieurs : il parle volontiers de ce qu'il n'entend pas. Toutefois il ne parle pas mal, et il m'amuse; c'est tout ce que je lui demande 2. »

Que ferait le shah Gébal, en effet, de ses commentaires sur les méfaits du despotisme? Il n'ignore pas que le pouvoir est affaire de force, que l'oppression se condamne elle-même, en provoquant une résistance de plus en plus vive. Ne parlait-on pas déjà d'une révolution prochaine en France?3 Que le soulèvement populaire, qui survient en Chéchianie, soit l'effet de l'exaspération et de la misère, et non pas la revendication des « droits imprescriptibles » de la nation4, Danichemende n'a garde cependant d'appeler l'attention du sultan sur le rôle que peut jouer, dans l'extrémité à laquelle se trouve réduit un peuple affamé, le ressentiment d'un clergé brimé et dépossédé de ses prérogatives, lorsque l'émancipation religieuse n'a pas été mise à profit par le gouvernement pour remplacer sans brusquerie les croyances périmées par une doctrine mieux fondée. L'erreur des philosophes, sous le règne d'Isfandiar, a été de démolir imprudemment le vieil édifice, sans se préoccuper d'en construire un nouveau plus harmonieux et plus solide 6. Une faute analogue fut d'abattre la noblesse avant qu'une assise plus large eût été donnée à l'État. Aussi bien le principe monar-

1. H. XIX, p. 16 s. : » ... und am Ende zeigte sich, dass er mit allen seinen Bemûliungen nichts gewonnen hatte, als die kleine Zahl der Vernûnftigen in der Ueberzeugung zu stàrken. dass Blodigkeit des Geistes und Verkehrtheit des Herzens gleich unheilbare Uebel sind; aber dass Weisheit und Gtite ewig ein freiwilliges Geschenk bleiben werden, welches der Himmel nur den schônen ■Seelen macht.

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