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applications utiles, à l'exclusion des objets qui pourraient favoriser « l'oisiveté et. la mollesse n1. Tel est l'enthousiasme de l'auteur pour cette économie dirigée, qu'il la donne à F. -H. Jacobi pour « la chose la plus sublime; mais que les princes et ceux qui les gouvernent, sont encore loin de cette science aussi simple que féconde en conséquences, qui visent au bonheur de l'humanité » 2. Comment il conçoit cette science, il le montre à la façon dont sont réglées les affaires religieuses et l'instruction.
Soumettre l'Église à l'État, lui assigner une fonction nationale, c'était dans l'esprit des rationalistes, comme aussi la dissolution des congrégations. Mais demander aux prêtres de se faire les instruments dociles d'une laïcisation du culte, les ministres d'une religion civile, qui à la superstition substituerait la religion naturelle, « une doctrine raisonnable et bienfaisante »3, c'était déjà plus que ne rêvaient les réformateurs les plus audacieux. Et que penser d'une institution officielle, d'une franc-maçonnerie d'État, qui utiliserait les rites et les symboles « égyptiens et grecs » pour initier aux « vérités fondamentales »? 4 II ne s'agissait de rien moins que de remplacer les objets du culte antérieur par d'autres objets susceptibles de frapper également l'imagination. « Je doute que Tifan eût pu trouver un procédé plus efficace et plus inoffensif. » Encore fallait-il s'assurer de la complicité de cette Église pour « faire rentrer dans les mœurs le patriotisme » ! Elle avait à user de supercherie afin de « rendre les citoyens sages et vertueux ». Wieland prenait-il à son compte ces rêveries de son Danichmende?
A Mercier revient, pour une bonne part, la responsabilité de l'enseignement utilitaire préconisé au Shah Gébal 5. Par raison de moralité, cet enseignement est mesuré aux besoins profession-
1. II. XIX, p. loi ; cf. André Morize : L'apologie du luxe au AI'/// Le Mondain et ses sources, Paris 1909.