‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 460 sur 505 · Roth I, p · texte numérisé non relu

Roth I, p

3. Mercier, o. c, chap. intitulé : Pas si èloigni que l'on pense et Les Temples.

i. H. XIX, p. 143. Cf. Breucker, art. e.,p 166 Vogt, o. c, p. 89. W. n'auraitil pas été amené à cette idée par d'Holbach? Mercier parlail également d'une initiation aux vérités de la nature au cours d'une cérémonie analogue à la pre-

mmunion (chap. La Communion des deux infii 5. Mercier, o. c, chap. : Le Collège des quatre nations. On apprenait aux

enfants une infinit de i onnaiss es, qui ne servent de rien au bonheur de ta i ie...

i\ mis choisi nue ce qui pouvait leur donner des idées \ raii Isi i r, énonce une conception analogue dans ses Yermischte Sckriften '1770'.

nels de chaque classe. Ce qui importe surtout, c'est que chacun remplisse sa fonction sociale. Dans l'esprit de Rousseau, la formation civique commande l'éducation. « Contrairement à ©e vpà se passe dans la plupart des pays, l'école ne constituait pas une institution indépendante, qui n'était rattachée à l'État que par des liens assez lâches; l'enseignement se rapportait à la destination des élèves, qui n'avaient rien à apprendre qu'ils eussent pu oublier sans inconvénient 1. » Loin d'unifier la nation, l' instruction îteuti. à séparer les catégories qui !a constituent. Comme le peuple ïi'a que faire des lumières, l'ignorance étant pour lui la condition de sa satisfaction, il suffît qu'on lui inculque ses devoirs, et que Fon surveille ses mœurs. Plutôt que de le tirer de sa simplicité, on doit chercher à l'y maintenir pour la sécurité de l'élite et la stabilité de l'État. La bourgeoisie elle-même ne sera instruite qu'avec mesure; elle a besoin d'être fortement disciplinée « par le respect mécanique de l'autorité » 2. Pour l'artisan, le commerçant, le petit fonctionnaire, l'obéissance est la vertu essentielle; ils ont à s'incliner « devant une sagesse qui saute aux yeux ». Si la classe supérieure, qui fournit les médecins, les juges, les professeurs et le clergé a droit à une instruction plus poussée, il lui est refusé néanmoins toute curiosité spéculative, toute culture désintéressée, réservées à de rares privilégiés. Quant au clergé, à qui il appartient de contrôler les mœurs, il n'a à connaître, à la place de la théologie devenue inutile, que des institutions, puisque c'est un « catéchisme politique » qu'il aura à enseigner3. Frédéric II n'en attendait certes pas autant de ses pasteurs; il n'oubliait pas, comme le fait Tifan, qu' « ils étaient des hommes » 4.

Tout bon génie qu'il est, Tifan ne laisse pas pourtant de payer son tribut aux paradoxes doctrinaires en commettant la faute opposée à celle qu'avait commise Isfandiar; il réserve à la noblesse

1. H. XIX, p. 151. Dans son c. r. de l'Allg. D. Bihl. (Hd. [8/1), Iselin renvoie à son art. l'ber die Erziehicngsanstalten, au 2e' vol. des Vermischte Schriften Cf. sa L. à W. du 10 août 1773 dans Arch. f. Litgesch. XIII, p. 206.

Page 1