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aspects, et répugnant à tous partis pris 1. Si, dans Stilpon et le» Abdéritains, il raille la sottise populaire, il ne pardonne pas à l'aristocratie bernoise la persécution de Rousseau 2. S'il ne comprend pas qu'un peuple, qui a ouvert les yeux, auquel la loi aussi bien que la conscience fait un devoir d'exercer son droit le plus précieux, perde l'esprit au point de ne pas choisir pour le gouverner les meilleurs et les plus sages 3, il scandalise d'autre part ses amis, et se brouille même avec F. H. Jacobi par un article sur « le Droit divin de l'autorité » 4. Se mouvant sur « une diagonale tracée entre le cœur et l'esprit », il s'expose en effet à être incompris. Mais que se produise en Amérique le soulèvement des colonies anglaises, et le voilà vibrant d'enthousiasme pour l'héroïsme « d'hommes et de femmes qui rivalisent de sacrifices pour la chose publique » 5. Wieland a-t-il parfois désespéré de la « raison générale », douté qu'une nation dépravée par un despotisme séculaire pût se reprendre et recouvrer sa souveraineté 6, il saluera avec Kant l'accession de la nation française à sa majorité 7. Encore qu'il répugne aux bouleversements violents 8, il soutiendra les
1. Mcrlsur, 1801, p. 256 (H. XXXIV, p. 373) : « Meine natiirliche Geneigtheit, Ailes (Personen und Sachen) von allen Seiten und ans allen môglichen Gesichtspunkten anzusehen, und ein herzlicher Widerwillen gegen das nur allzugewôhnliche einseitige Urteilen und Parteinehmen ist ein wesentliches Stùck meiner Individualitàt. Es ist mir geradezu unmôglich, eine Partei gleiohsam zu heiraten, ein Fleisch mit ihr zu werden, in aile ihre Leidenschaften mit Hitze und Eifer einzugehen, Ailes was sie tut, gut zu heissen und mit Faust und Fersen zu verteidigen. »