A. Br., [, p. 334 (Cf. Sprincer, art. c
4. W. attribuait sa myopie à la petite vérole, ainsi que sa grande sensibilité. (Raumer, p. 377 : > Vielleicht hat sich aus dem Blatterngifte bei mir die leidige materia peccans entwickelt, die mich zum Dichter gemacht hat. »)
de l'hébreu, des mathématiques, un peu d'histoire, des notions de dessin et de musique. A douze ans, il se découvrait, au charme mélodique des vers de Virgile et d'Horace, une sensibilité particulière de « je ne sais quelle oreille interne », dont la nature l'a gratifié l.
Mais n'avait-il pas déjà, il ne se souviendra pas depuis quand, rythmé sa rêverie dans le secret du jardin, pendant les heures qu'il pouvait dérober à l'étude? Ce n'est pas en vain que les récits naïfs de sa mère, les cantiques et les ouvrages d'édification que lui faisait lire son père, avaient enchanté son jeune esprit par des visions merveilleuses et des perspectives éblouissantes. Comme pour le jeune Agathon, « il y avait des moments, des journées entières, de longues suites de jours où j'étais heureux, heureux aux heures bénies où l'âme se perdait en méditations et en ravissements » 2. Aux torturantes Considérations sur la Passion, de Rambach, il échappait par les évocations plus riantes du Trésor inestimable des âmes de Scriver3. Comme son don Sylvio, il vivait dans un monde illusoire. Un volume de Brockes, trouvé dans la bibliothèque, en lui ouvrant la nature, l'incita, vers la dixième année, à copier ses formes et ses couleurs4. Levé avant le jour, ou
1. A. Br., I, ]>. 461 ; Raiimer, p. 378-381 ; Bôttiger, p. 186. Cf. Brief an einen jungen Dichter (A 14, p. 378). « Ici) kann micli, soweit ich in meine ersten Lebensjahre zurùckzusehen vermag, keiner Zeit erinnern, wo ich nient Verse gemacht natte. Die angeborene Empfîndlichkeit meines Ohres fur die Musik schôner Verse — die Wollust in welcher ich schwamm, wenn ich mir schon als Knabe gewisse vorzùglich schon versiticirte Stellen in alten und neuern Dichtern, besonders in der Aeneis und in Horazens Oden laut vor deklamierte — das haul'ige Wiederholen und Verweilen bei solchen Stellen, an denen sich, auch wenn ich sie still las, ich weiss nicht was fur ein inwendiges Ohr, womit die Natur mich beschenkt hat, wie am verhallenden Nachklange des Gesanges der Musen weidete. Ailes dies kam bei mir dem Unterricht zuvor; und su fand sich, dass ich aile Arien von Versen machte und eine Menge von Regeln beobachtete, ehe il h den inindesten gelehrten Begrilî von Prosodie, Rythmus, poetischeni Numéros, nachahmender Harmonie und dergleichen luit le. a