‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 72 sur 505 · Werke (1800), V, p. 145 (cité par Steinberger, p · texte numérisé non relu

Werke (1800), V, p. 145 (cité par Steinberger, p

6. Bodmer à Hess, 7 juill., et à Zellweger, 9 juUl. 1792 (Euph. Ergzh., 3, p. 75 et Zehnder, p. 506). On peut juger des éloges par les réponses de W. (A. Br., I, p. 88, 99). Par contre, Gessner trouvait les contes fades, sans couleur et sans vie (à G. Schulthess, 28 oct. 1752, Wôlfllin, S. Gessner, p. 228).

de la versification, privée du soutien de la rime *. Dans l'édition de ses œuvres complètes, en 1797, c'est le seul ouvrage qu'il comptait d'abord recueillir, comme le plus significatif de cette première période 2. Il le retoucha en conséquence, surtout Selim et Serena. Bodmer reconnaissait mieux encore son inspiration dans un Hymne au printemps 4, qui semblait vouloir renchérir sur le sentimentalisme de Kleist. Au lieu d'impressions, il ne devait rendre que des méditations suggérées par le renouveau 5. Pour mieux échapper aux effluves capiteux de la nature, l'auteur n'avait, en effet, pas attendu la floraison. C'est toutes lumières éteintes, au cœur de la nuit, qu'il évoque la gloire de la création, telle qu'elle s'offrait au regard des séraphins6 : « un autre aspect » qui ne se découvre qu'à l'âme, dans le recueillement. Mais comment dessaisir l'imagination de ses souvenirs, comment la distraire de certains appels, serait-ce seulement un frisson dans l'aubépine ou un soupir dans la charmille? Le poète ne peut faire que la nuit de mai ne soit pleine de sortilèges. Il ne saurait bannir une tendre présence par le jeu de la fiction. Qu'il décore son Éden de bocages de cèdres, de berceaux de myrtes, peuplés de séraphins jouant de la harpe, ou qu'il recoure aux motifs légers de la mythologie : grâces s'ébattant sur la pelouse, glissement furtif d'une nymphe aux aguets, jeux de sylphes et de dryades, tout ce charme s'éva-

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