‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 97 sur 505 · Cli. 111, v. 290 SS. A II, p · texte numérisé non relu

Cli. 111, v. 290 SS. A II, p

3. Hamann, Schriften, hgg. v. Fr. Roth u. G. Ad. Wienkr, 1821-43, I.p. 400.

4. Briefe Uber den jelzigen Zustand der schônen W issensc.haflen in Deutschland . 1755 (L. 5, 71 : « Die Muse des Herrn Bodmer ist eine bêlante Matrone, die die Welt vergisst, weil die Welt sie vergessen hat, die bestandig von der Kasteiung des Fleisches redel und anf die bôse verderbte Welt und die verschlimmerten Zeilen schilt. Die Muse des il. Wieland ist ein junges Madchen, das aucb dia Betscliwester spielen will und sich der alten Witwen zu Gefallen in ein altvater

sublime simplicité des temps passés » l, il lui est plus aisé de prendre les airs contrits et illuminés de la dévotion. Nul doute qu'il ne cherche à fuir l'aride paraphrase de la Bible dans la ferveur lyrique de Klopstock. Aussi sa collaboration au « cartel » se trouve-t-elle réduite à quelques morceaux détachés, qui semblent être des études dans le ton de la Messiade.

Dès la Mort de Rachel 2 se déclare la divergence de son goût et de sa sensibilité. D'une scène de Dina de Siche/n, que Bodmer avait traitée dans sa manière baroque, Wieland fait un intérieur plein d'émotion et de recueillement, traversé d'un rayon spirituel. A la déclamation, il oppose la piété résignée; au lieu de « hurler comme un animal blessé », son Jacob se délaisse dans la main du dieu de miséricorde : « Tu me dis, ne pleure pas, affligé ! Appellemoi ta joie, maintenant que t'a quitté celle que t'a donnée Rachel 3 ». C'est la touche tendre et mystique de Klopstock, avec qui Wieland essaie alors d'entrer en relations.

Est-ce pour lui rendre hommage qu'il lui emprunte le sujet de Cidli et Lazare ?4 Ce motif, qui avait fait couler tant de larmes, lorsque l'auteur l'avait récité à Zurich, était fait pour susciter chez Wieland une émulation de sentimentalité : la douleur des deux amants, séparés par la mort symbolique autant que par le vœu

liches Kâppchen einhûllet, welches ilir doch gar nicht kleiden will; sie bemiihet sich, eine verstàndige erfahrene Miene anzunehmen, unter der ihre jugendliche Unbedachtsamkeit nur gar zu leicht hervorleuchtet, und es wâre ein ewiges Spektakel, wenn dièse junge Frômmigkeitslehrerin noch wieder zu einer ruunteren Modeschônheit vviirde. »

1. Prélude au 1" ch. (A II, p. 105, v. 18-32). Cf. ch. III, v. 121 ss. (A II, p. 138).

2. Dans Fragmente in der erzàhlenden Dicktart von verschiedenem Inhalt, mit einigen andern Gedichten, Zurich, 1755. W. y est représenté par : Gedicht von dem Weltgerichte, Cidli u. Lazarus, Die sterbende Jïahet, Schreiben von der Bestimmung eines schônen Geistes. Le prélude glorifie la collaboration du poète du Sacrifice d'Abraham avec celui de Dina et Sichem : « Keiner von uns wird tôt in die Gruft des Grabes und vergessen liegen / Denn jeder von uns hat von Sions Blumen gepfliickt. » Cf. Kunzli, p. 71 s.; Gôtt. gel. Anz., 1896, p. 503.

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