‹ Ça et la (volume 5)Chapitre 44 sur 72 · ALLELUIA · texte numérisé non relu

ALLELUIA

Thérèse, qui aimez à chanter, et vous, Suzanne, qui versez vos prières sur un tombeau sans y mêler des pleurs, voici, nobles femmes, un chant que j*ai fait pour vous. Thérèse, un de ces matins , après quelques visites à Dieu ou aux pauvres, entre un sourire et une larme, vous en composerez la musique; le vent d'automne vous fournira la mélodie. Suzanne, vous en redirez les dernières paroles, si quelquefois la ferme résignation et la ferme espérance de la chrétienne semblent fléchir sous le poids du cœur maternel attristé. Ces paroles expriment une pensée que je tiens de vous et qui m*a secouru ; mais nos bonnes pensées se laissent souvent voiler par nos tristesses, comme le soleil se laisse voiler par les nuages. £n vous rendant ce que vous m*avez donné pour m* aider, je pourrai vous aider à mon tour. Thérèse et Suzanne , acceptez gracieusement ce tribut que Thôte reconnaissant, au moment de reprendre sa route, dépose sur le seuil où il a reçu Thospitalité.

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