SCÈNE II
FREDDI, puis ZILDA.
Frc<ldi fait son entrée. Im ti le de dire
Que Freddi pour Zilda soupire.
On le comprend facilement
En le voyant s'élancer vivement
Vers la maison et lorgner la fenêtre
De Zilda, — qui n3 peut paraître,
Par cette excellente raisr.n
Qu'elle n'est pas dans la maison. —
Freddi, qui n'en sait rien, l'appelle
Et, n'apercevant pas sa belle,
Craint un malheur, en larmes fond, Lorsque Zilda parait au fond, Alors, bizarre effet de la nature humaine, Freddi, par un brusque retour, A Zilda va faire une scène, Mais c'est une scène d'amour.
FREDDI, à Zilda, qui dispose des fleurs en bouquet.
C'est par pure coquetterie, Zilda, que vous cueillez des fleurs, Car, près de vos fraîches couleurs, La plus fraîche paraît flétrie.
ZILDA, minaudant.
Monsieur, vous êtes un flatteur.
FREDDI.
C'est l'expression de muu âme '
Et je ne parle de la fleur
Que pour complimenter la femme.
Je m'en doutais, mais c'esl égal, Je goûte assez le madrigal.
Ainsi vmis m'aimez :'
FREDDI.
Je vous ai ne, Gomme à l'Opéra, d'un amour extrême Et vous, Zilda?
ZILDA.
Gomme dans le roman, Enormément... mais très discrètement.
FREDDL
Alors vous voudrez bien, j'espère, M'accorder votre main?
ZILDA.
Demande z à' mon père.
Gomme au théâtre, le voici Justement qui vient par ici.
Nota : Chacun le devine Cette scène d'amour commence et se termine Par un pas de deux — charmant Naturellement. —