‹ Cabotins! Comédie en quatre actesChapitre 125 sur 151 · LA PREMIÈRE FEMME · texte numérisé non relu

LA PREMIÈRE FEMME

Adieu, adieu, madame Cardevent !

Elles se sauvent, suivant la foule qui court de droite à gauche. MADAME CARDEVENT, toujours tricotant.

Adieu !... (seuie.) Oui, je l'attends, et pour la première fois, avec autant de peur que de joie... Cinq mois sans le voir!... Qu'est-ce qu'il va faire?

LOVEL, très press?, de la rue, à madame Cardevent.

Pégomas n'est pas là ?

MADAME CARDEVENT.

Non, monsieur Lovel.

190 CAnuTlNS!

S'il vient, voulez-vous lui dire de m'altendre... Je repasserai dans cinq minutes.

MADAMI-: (ARDEVENT.

Bien, monsieur Lovel.

LOVEL

Merci, madame Cardevent.

MADAME IIARDEVENT.

De rien, monsieur Lovel (Lovel passe. — Détonations, cris (le la foule.

— Seule.) Il ne m'a pas parle'- d'elle une seule fois dans ses lettres, c'est déjà un bon signe.

LE MAIRE, très affairé, de la rue à madame Cardevonl.

M. Lovel n'est pas là?

MADAME CARDEVENT.

Il sort d'ici, innnsieur le maire, il \d revenir dans cinq minutes.

LE MAIRE

C'est bon, nmi aussi. Mipci, madame Cardevent.

De rien, monsieur li- maire m passe. — seuic.) Il l'a iieulétre oubliée, qui sait?... Eh! (pi'il arrive donc\iteel (jue je sache à quoi m'en tonir... Mal connu est à moitié' guéri.

Page 1