‹ Cabotins! Comédie en quatre actesChapitre 17 sur 151 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

Les Mêmes, PÉGOMAS, LARVEJOL, CARACEL, BRASCOMMIÉ.

PEGOMAS, entrant, à Pierre.

Tu ne l'as pas vu non plus, toi, Saint-Marin ?

Non.

Ah! ce coquin ! toujours en retard!... Devine qui nous t'amenons?

LARVEJOL et CAKACEL démasquent, en entrant, Brascouiuiié, et se rangent de chaque côté de la porte. Ils annoncent :

La Cour, messieurs !

Brascomniié entre. \ partir de ce moment, Pégomas se promène de long en large au fond du théâtre, tirant sa montre, ouvrant la porte pour regarder à la cantonade ; enfin, donnant tous les signes d'une attente impatiente. Il ne fait que jeter un mot dans la conrereation, sans discontinuer sa marche, jusqu'à sa première grande tirade.

Rrascommié I Tiens!...

BRASCOMiMlÉ.

Té Cardevent ! Eh ben ! se fai ges pas du brassado?

Ils s'embrassent.

Ali ! ce vieux magistrat!... Je suis content de te voir, et fier de vous recevoir, mousou le juge, (ii cherche autour <ie lui.) Où ai-je fourré mon chapeau ?

BRASCOM.MIÉ.

Comment ! Tu t'en vas ?

PIERRE

Oh! une course pressée... je reviens toiil de suite.

DRASCOMMIÉ.

Kt tu appelles ra me recevoir, toi ! (Apeicevam Giigucix couché sur le divan.) Ah! le père Grigneux! Tiens, il dort!

CARACEL, à Pierre.

Ah rà! mais c'est mon complet, ça?

PIERRE

Oui, combien Collncr te l'a-t-il acheté?

CARACEL

Vingt francs. Kt combien le l'a-t-il vendu .'

PIERRE

Soixante!...

Hire?. — Pierre trouve so:i chaiie.ui, le prend et s'esquive. I5RASC0MM1É, rianl.

Ah ! le vieux filou ! Rien n'est donc changé, ici. Dis donc, Pégomas, et « la Tomate », nôtre société du coup d'épaule muluel, nôtre syndicat des intérêts latins, artistiques et littéraires, vit-elle toujours?

PÉGOMAS.

Toujours !

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