ACTE DEUXIÈME
CADET
Ouoi ! Deux oeiil mille francs!
LA MAILLARD
Oui, vous m'aviez prêté (".iiui mille francs naguère ; eux seuls ont profité. N a\ ais-je pas promis pour prix d'un tel service De vous les rembourser avec du bénéfice?
CADET, au comble du bonheur.
A!i '. ma bonne l'J'ai donc de l'argent à présent!
LA MAILLARD
Pas encor...
CADET
Que vais-je en faire...
LA MAILLARD
Le plus pressant ( "«' <(M'a de payer vos dettes.
CADET, sans réfléchir.
Quelles dettes?
LA MAILLARD
Aude...
CADET
.Je l'oubbais !
LA MAILLARD
Quel mauvais cœur vous êtes !
CADET, s'installant au bureau de son frère.
Une plume... de Tencre...
LA MAILLARD
Ilein?
CADET, écrivant;.
« Che?' Aiide^ je su s 'J'rrs riche... »
Une fêle
102 CADET-UOUSSEL
LA MAILLARD
Mais c'osl que...
CaDKT. écrivant.
(( Adieu tous nos ennuis!
Tu vas pouvoir enfin épouser Marielle... ...A Paris, ce sera j)lus beau... »
LA MAILLARD
Mais...
CADET, écrivant.
Sera donnée... »
LA MAILLARD
Où (;a?
CADET, ('Clivant.
«... Dau'i mon hôlel... »
LA MAILLARD
Lequel ?
CADET
(Parlé.)
Celui que je vais acheter. . .
(Écrivant.)
... Dans mon hôtel.
Je compte^ pour brilUr aux noces de leur fîlle^ Sur le père et la mère... »
(Parié.)
Ah ! ma chère famille !
LA MAILLARD
Enfant !
CADET, écrivant.
« ... Donc^ arrivez; ne perdez plus de temps. Embrassez-vous pour moi... vile... Je vous attends. Cadet-Roussel... »
LA MAILLARD
Oui.,. Mais...
ACTK DEUXIÈME 10:{
CADET
Envovez-la d'urgence!
J.A MAILLARD
11 faut loucher l'argent d'abord, oui par prudence.
CADET, l'embrassant.
Ah ! ma bonne Maillard 1
LA MAILLARD, se dégageant.
Laissez-moi : j'ai beaucoup A faire : Les souliers peuvent tomber d'un coup; .le veux les liquider ce soir, sans plus attendre,
■ CADET
Vous croyez...
LA MAILLARD, avec un sjurire.
Je sais même à qui je vais les vendre.
CADET
A qui?
LA MAILLARD
Vous l'apprendrez lorsque je l'aurai fait : Cq sera bien... Pour vous, comptez sur moi.
CADET
Parfait !
Mais je vais m'habiller et faire diligence. Delvaporine va venir... l'heure s'avance; Et je ne voudrais pas qu'elle me vit ainsi.
(Il court à la porte de droite.) LA MAILLARD
Vous êtes beau... .
CADET, revenant à elle.
Je serai mieux... Encor merci.
(Il se dirige de nouveau vers la porte pour s'arrêter de nouveau.)
Mais, et mon frère? Il iéc faut pas qu'elle le voie! Pourvu qu'il sorte... hrlas?
(Roussel-aîné entre par la porte des bureaux.)
lu^ CADET-ROUSSEL