‹ CadetteChapitre 16 sur 45 · WM · texte numérisé non relu

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Us aligniiuut loi doiuinos.

faire un beau cadeau aujourd'hui mSme. Je te donne ma poupée Gendrillon, son trousseau, son ménage, son ameublement, sa baignoire, tout enfin.»

Je pourrai, je crois, me vanter de lui avoir écrit la première à ma chère Cadette. Je lui donnerai ma lettre quand elle saura lire.

Je me suis empressée d'aller annoncer la bonne

nouvelle aux Préauloup. Je dois le dire, René et Guillaume ont paru absolument indifférents ; mais Geneviève était ravie. Seulement elle a soulevé la question pénible, l'ennuyeuse question. Cadette, qui est ma sœur, n'est pas la petite-fille de grand*mère et ne viendra peut-être jamais à Péran. Et dire qu'il n'y a pas moyen d'arranger cela I

Pendant le souper, je me suis tenue à quatre pour ne pas parler de ma filleule à grand'mère.

(( Madame commence à avoir de cette petite fille par-dessus la tête, m'avait dit M athurine, n'allez pas lui rabâcher toutes vos amitiés pour elle. »

J'ai gardé le silence et j'ai assisté distraitement à la partie qui s'est faite le soir au Pavillon. Et pendant que grand'mère, madame Mimi et le vieux monsieur se livraient à des calculs profonds et alignaient les dominos d'abord sur leurs doigts, puis sur le tapis vert, je pensais à Cadette, à ma petite sœur Cadette. Du reste, de m'ôtre ainsi retenue d'en parler m'en a tellement rempli Tespritque toute la nuit j'en ai rêvé. Je n'ai vu que berceaux et poupons. Grand'mère avait un béguin; Mathurine était emmaillotée ; le vieux Joseph buvait au biberon. Et tous ces personnages, tous mes amis de Péran ne savaient plus que gazouiller. J'étais la seule personne parlante, agissante, et je me sentis toute courbaturée le matin, tant j'avais remué pour soigner tous les étranges poupons de mon rêve.

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