VINGT ET UNIÈME ENVELOPPE
Quel effroi ce matin I
Mon rêve si étrange, si douloureux, est une réalité ! Un télégramme nous arrive : maman est veuve, Cadette n'a plus de père ! M. Harrisson était dans le train qui a été précipité dans la Tay.
Je suis tout étonnée, tout effrayée.
Grand*mère reçoit des visites, raconte Taccident. Moi, j*écris en pleurant à ma pauvre maman.
Je voudrais partir tout de suite, grand^mère attend une lettre et des détails.
Grand'mère a peur du grand froid qu'il fait. Je suis cependant bien résolue à retourner, au moins quelque temps, près de maman. Elle était déjà si malade I « Cet affreux événement pouvait la luer, » a dit madame de Préauloup.
Mes petits amis me consolent de leur mieux, et moi je supplie maman de me demander et surtout
CADBTTE. IBS
de recommander à grand'mëre de ne pas m'accompagner.
S'il faut attendre grand'œère, jamais nous ne partirons. Le froid est terrible et je serais inquiète de ce voyage; je suis assez grande pour voyager avec Matburine ou Joseph.
GoneviËve m'uide ï prépwcr :
Depuis cette terrible nouvelle, je ne seus plus le froid,
Geneviève m'aide, dans te secret, à préparer ma caisse. Si un télégramme me rappelait, je serais toute prête.