‹ CadetteChapitre 9 sur 45 · SEPTIEME ENVELOPPE · texte numérisé non relu

SEPTIEME ENVELOPPE

Grand'mère ne m'a pas fait Thonneur d'une grande toilette pour nos visites. Elle a simplement mis une pointe de dentelle sur son bonnet, a demandé ses gants, sa grande ombrelle douairière et m*a dit : « Je vais te présenter à M. le curé et aux personnes les plus intimes de la société. »

Gela se fait aussi simplement que cela à Péran, qui est une toute petite ville. C'est une ville, parce que les rues sont pavées et qu'il y a des maisons de bonne apparence , bâties à peu près sur le même alignement.

J'ai vu des bourgs plus grands que Péran, qui est une ville.

Nous sommes allées jusqu'au presbytère.

M. le curé venait de partir pour visiter ses malades. C'est M. le vicaire qui nous l'a dit. J'ai beaucoup regretté de ne pas voir ce bon prêtre qui m'a baptisée, qui m'a fait faire ma première commu-

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nion et qui ne vient pas une fois au Pavillon sans parler de moi à grand*mère.

Un peu plus loin que le presbytère, il y a une grande maison blanche où demeure une amie de maman, madame Marie Gourivieil, que Ton appelle . Mimi. Les enfants ont peur d'elle, et les pauvres ne Taiment pas, bien qu'elle soit très riche et quelquefois généreuse.

« C'est une maîtresse femme, » dit grand'mère.

Et ce mot-là est un grand compliment.

Je la trouve dure, désagréable, surtout depuis que Mathurine m'a appris qu'elle a voulu empêcher grand'mère de venir fêter mes quinze ans.

« Eh bien! a-t-elle dit, en me donnant un baiser sec, vous l'avez donc ramenée, cette petite ! Le bruit en court depuis hier par toute la ville. »

La ville, pour madame Gourivieil, c'est elle, le presbytère, les Préauloup, grand'mère, et un vieux

; monsieur, son cousin, qui est fanatique du jeu de

dominos et qui fait sa partie tous les dimanches chez elle.

, « Et qu'en a dit la ville? a demandé grand'mère qui a grand souci de ce qu'elle appelle le « qu'en « dira-t-on. »

— Les avis sont partagés. Madame ; les uns vous approuvent de prendre chez vous et d'élever à votre

' guise la fille de votre fils ; les autres vous désapprouvent de v^us donner, à votre âge, la compa-

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gnie bruyante, on peut dire gênante, d'une enfant.

— Germaine, ma chère Mimi, ne m*a causé ni embarras ni gêne, » a répondu grand*mère en passant amicalement la main sur mon épaule.

Et moi, pour cette belle parole, je Tai embrassée le plus tendrement du monde, ce qui a tellement déplu à madame Mimi, qu'elle m'a congédiée en me disant :

a Allez jouer dans le jardin, Germaine, sans toucher à rien, bien entendu. J'ai à parler à votre grand'mère. »

J'ai bien vite obéi, je suis allée dans son grand jardin, et j'ai trouvé les fleurs très belles, et je leur ai dit que je les aimais beaucoup mieux que leur propriétaire, et je me suis bien gardée d'en cueillir une. Madame Gourivieil garde ses fleurs pour elle, et, quand M. le curé lui en demande pour l'autel du mois de Marie, elle fabrique bien vite d'horribles fleurs de papier. Moi, si j'avais des fleurs, je les couperais toutes, s'il fallait, pour les offrir à Dieu. Grand'mère donne les siennes, pas toutes ; mais elle en donne beaucoup.

Pendant ma promenade dans le jardin, j'ai reçu la visite de tous les domestiques de madame Gourivieil.

Ils m'ont tous connue petite, et ils m'ont dit que l'on m'aimait beaucoup par Péran, beaucoup mieux que la nièce de leur maîtresse, mademoi-*

selle Emma, qui venait passer tous les étés chez sa tante. Moi, je les reconnaissais aussi, et cela me faisait plaisir de les entendre parler du temps où j'étais petite fille.

11 paraît vraiment que je suis devenue grande, par comparaison.

Quand grand'môrc est venue me rejoindre, je lui ai trouvé la physionomie assez gaie.

« Vous avez vu mes fleurs, m'a dit madame Mimi, et celte fois vous ne les avez pas saccagées. Quand vous étiez petite, vous étiez ravageuse et vous cassiez les fleurs pour le plaisir de les voir tomber. »

L'accusation était si fausse que je me révoltai.

« Jamais, Madame, lui dis-je. Ce qu'on trouvait de brisé l'avait été par Emma et par Armand.

— En ôles-vous bien sûre? Je sais qu'ils étaient fort lutins; mais chez moi ils n'avaient garde de s'émanciper. Ma chère voisine, — et elle me tourna le dos pour parler à grand'mère, — vous savez que ces deux enfants sont devenus charmants et que je les aurai désormais une partie de l'été, sans les parents, bien entendu. Les parents doublent la dépense, et les enfants, qui m'aiment, ont enfin obtenu de venir sans papa ni maman. Vous ne les reconnaîtrez pas. Emma est plus grande que Germaine, jolie, blonde, d'un caracihva. franc et affectueux, très réservée. Armand, qui

est, je crois, de Tige de Germaine, est très beau, pétri d'esprit, très fraac aussi et tout à fait exempiaii'e. »

Elles marchaient, je n'entendais plus qu'à moitié. Ahl j'étais bien surprise. L'Emma que j'avais connue avait des cheveux jaunes, c'était certain; mais tout le monde la trouvait laide, et je n'avais

P'iiiitant ma promenade dans le jardin.

jamais connu petite fille plus menteuse et plus sournoise. Armand, aussi laid que sa sœur, était plus hypocrite encore. 11 se moquait de sa tante qu'il appelait Moustachue, et, quand il avait fait un mauvais coup, il disait sans rougir :

a C'est Germaine, » ou : «CesontlesPréauloup.» Je détestais jouer avec lui et j'aimais mieux les

brutalités des Préauloup que ses grossièretés à lui. Nous verrons bien s*il est devenu si charmant!

En sortant de chez madame Mimi, grand*mère désirait me faire aller chez le vieux monsieur qui joue si bien aux dominos; mais j'avais hâte de revoir mes petits camarades de Préauloup, je trouvais que le vieux monsieur pouvait bien attendre; je fis un peu la moue et je parlai de mes préférences.

« Germaine, il me semble que nous oublions souvent toutes deux que tu as quinze ans, dit ma grand'mère. Je veux Lien aller aujourd'hui chez les Préauloup, auxquels je dois une visite ; mais, d'après ce que m'a confié Mimi, il ne sera plus convenable de te laisser jouer avec ces enfants. Ce qu'elle m'a raconté était à faire dresser les cheveux sur la tête.

— Était-ce vrai, grand'mère? Vous savez bien qu'il y a des contes qui sont plus effrayants que des histoires.

— Madame Gourivieil est toujours très bien renseignée. Ce n'est pas sans motif sérieux qu'elle s'est fâchée avec la famille de Préauloup. Cela s'est fait pendant mon absence. Si j'avais été là, les choses ne se seraient point envenimées ainsi. Je n'aime pas les divisions dans notre société pérannaise.

Ce que grand'mère appelle la société, c'est ce que madame Mimi appelle la ville : c'est elle, ma-

dame Mimi, le vieux monsieur aux dominos et les Pfêauloup, de sorte que, quand on se fâche, et j'ai TU cela quelquefois, il y a deux ou trois sociétés de trois ou quatre personnes chacune.

Tout en dirigeant doucement grand'mëre, dont j'avais pris le bras, vers le chemin qui mène chez les Préauloup, j'ai demandé des explications sur

cette fâcherie; mais grand'mère ne m'a pas raconté clairement ce qui s'était passé. Elle a pailé de clôture brisée, de pièges tendus, de ministère, de fantômes, d'élection, de hiboux, de pétitions. J« n'y ai rien compris, et, comme nous étions dans les rues de Péran, je n'ai pas osé la faire répéter.

Bientôt nous avons quitté la rue pavée bordée de boutiques, où il y avait toujours quelqu'un qui

nous saluait ou qui nous souriait. J'aurais bien voulu aller de porte en porte visiter mes connaissances ; mais cela ne se fait qu'avec Mathurine, qui a déjà dit à dix personnes :

« Soyez tranquilles, vous la verrez de près, carjc vous la conduirai. »

Je trouve que Malhurine oublie plus que persoiiiio que j'ai quinze ans.

De la grande rue nous sommes passées dans une rue où il n'y avait des bo^jtttiques que d'un côté, et où le ruisseau coulait au milieu du pavé; puis de cellelà dans une rue dont les trottoirs étaient formés de cailloux et dont les maisons étaient dispersées et posées tout à fait à l'aventure; enfin dans un chemin, qui avait des trottoirs d'herbe et des arbres au lieu de maisons et qui nous a conduites jusqu'à la grille de fer qui ouvre dans le parc de M. de IMéauloup. Elle était ouverte, elle ne se ferme que la nuit; nous sommes entrées et nous avons vu de loin deux garçons qui se battaient, René et Guillaume de Préauloup.

Grand'mère s'est arrêtée.

« Ce ne sont pas ces messieurs? a-t-elle dit.

— Hélas ! grand'mère , ce sont eux. Bon, .voilà René qui tombe et Guillaume par-dessus.

— Mimi avait raison, dit grand'mère, Mimi avait raison. Ces enfants-là ne rêvent que plaies et bosses ; ils diviseront la société, qui avait bien assez de

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la politique pour cela. Eh bien, où courent-ils maintenant?»

La porte du rez-de-chaussée s'était ouverte devant madame de Préauloup ; elle avait marché jusqu'à ses fils qui s'étaient vivement relevés, sa main droite s'était agitée deux fois : j'avais entendu clic, clac, et ils avaient disparu.

« Ah I la maman est venue mettre le hola I dit grand'mère, il lui suffit d'apparaître pour obtenir la paix ; ce n*est pas comme le pauvre père. Elle nous a aperçues, n'est-ce pas?

— Elle nous attend, grand'mère. »

Madame do Préauloup nous attendait, en agitant sa main droite comme pour la dégourdir. Je la retrouvais comme je l'avais laissée, il y avait quatre ans : petite, trapue, avec le teint jaune, le nez écrasé et deux yeux qui brillaient comme des charbons. Elle portait comme autrefois une robe courte, elle avait son tablier à poches et son bonnet de dentelle noire garni de rubans violets.

« On la prendrait partout ailleurs qu'à Péran pour une marchande de chansons, » affirme son amie Mimi, qui ne met un tablier que pour jardiner.

Autrefois je l'aimais assez malgré sa brusquerie, et je fus bien touchée de la manière dont elle m'accueillit.

« Est-ce bien là votre petite Germaine? s*écria-telle en enfonçant ses deux mains dans ses poches,

la chère camarade de mes petits loups ! Ah I dame ! si Ton dit que la mauvaise herbe croît vite, il faut «îette fois en dire autant de la bonne. »

Et, posant sa main gauche sur mon épaule, elle me secoua amicalement.

Eh bien ! franchement, j'aimais mieux cette bonne poussée que le baiser sec de madame Mimi qui n'avait pas de tablier, ni de robe courte, ni de nez écrasé, mais un esprit de travers, critique et malveillant.

«Madame, comment va M. de Préauloup? dit grand'mère qui agissait partout avec une certaine cérémonie.

— Pas trop mal, très bien même pour lui, le pauvre homme î »

A Péran on disait que M. de Préauloup était un malade imaginaire. Je ne sais pas ce que cela signifie. C'est peut-être parce qu'il s'enrhume très souvent, de sorte qu'il garde toujours un grand chapeau ; c'est peut-être aussi parce que, sans être enrhumé, il a toujours ce grand chapeau-là sur la tête. A l'église, où il est bien obligé de le tirer, il se coiffe d'un bonnet de soie noire. Quelquefois il les metTun sur l'autre, ce qui est un peu drôle, cl ce qui faisait rire les neveux de madame Mimi, qui sont très impertinents, malgré leur prétendue perfection.

Madame de Préauloup nous a conduites dans le

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salon, et qui est-ce que nous y avons trouvé ? les deux lutteurs de tout à Theure en faction de chaque côté de la porte.

Ils ont salué grand'mère et ils m^ont tous deux fait une certaine grimace, que nous appelions la grimace de la carpe. Après une de nos poches, Guillaume s'était amusé à nous faire ouvrir la bouche et à la refermer avec un petit claquement, comme un pauvre poisson qui manque d'eau.

J'avais bien envie de rire, mais j'étais un peu fâchée de ce qu'ils avaienl eu la mauvaise idée de se battre, juste au moment où je leur faisais ma première visite. Aussi je gardai mou sérieux et je m en allai gravement m'asscoir auprès de ma grand'mère.

« Annoncez à votre père la visite de madame Grandvallon, » cria madame de Préauloup.

Et deux voix chantèrent :

« Oui, oui, oui. »

Pendant que grand'mère et madame de Préauloup s'entretenaient de toutes sortes de choses peu intéressantes pour moi, je regardais avec plaisir ce vieux salon riù je m'étais tant amusée, mais avec un plaisir mêlé de regret. Mes quinze ans m'apparaissaient de plus en plus comme le plus grand des désagréments.

Eh quoi I je n'entrerais plus dans ce grand salon si amusant avçc ses recoins profonds, ses para-

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vents chinois percés de trous, ses canapés derrière lesquels oi^ pouvait jouer à cache-cache, sa grande table couverte de jeux, je n*y entrerais plus que comme une grande personne qui marche à pas comptés, qui s'assied bien tranquillement et qui bâille dans son mouchoir. Je n*oserai plus me blottir derrière les paravents, me cacher derrière les fauteuils, faire la dînette dans un recoin, arranger un appartement à ma poupée sur l'appui d'une fenôtre. Cette pauvre poupée I je n'ai pas encore osé la produire chez ma grand'mère, qui me glace avec cette phrase : « Germaine, pense donc que tu as quinze ans ! » Je passe donc maintenant pour quelqu'un qui ne joue plus à la poupée, qui n'a plus de poupée. Et j'en ai une et... jeTaime beaucoup.

Mes réflexions étaient si tristes que ma figure s'en ressentait sans doute : car, quand M. de Préauloup est entré avec Geneviève à son bras et coiffé de son grand chapeau, il est venu à moi après avoir salué ma grand'mère et il m'a dit :

« Vous êtes souffrante, Germaine? »

Je ne sais pas si c'est un effet particulier aux malades imaginaires, mais M. de Préauloup voit des malades partout.

« Elle, souffrante î s'est écriée madame de Préauloup, où avez-vousles yeux, Albert? Jamais enfant n'a pareillement respiré la santé. Avec vos imaginations de malade vous donneriez la fièvre aux gens. »

Gela dit, elle lui a tourné le dos et s*est entretenue avec grand'mère. M. de Préauloup et sa fille se sont rapprochés de moi et m'ont parlé du plaisir que toute la société ressentait de mon arrivée.

Et je les écoutais tout à fait charmée. G'esl bien joli à quinze ans de faire comme cela partie importante d'une société, bien petite, mais choisie, comme dit grand'mère.

M. de Préauloup, qui passe des journées entières sans parler, causait très gaiement ce jour-là ; mais je le trouvais bien changé. Sa figure longue et pâle semblait s'ôtro encore allongée, et j'ai aperçu le bonnet de soie noire sous le grand chapeau.

Tout en parlant, il caressait les cheveux de sa fille, blonds et fins comme les siens, et je voyais bien qu'ils s*aimaient toujours comme autrefois. Elle a un bien boa coçur, Ja petite Geneviève, et elle a toujours soigné son père dans ses maladies, imaginaires ou noUf Toute petite, elle avait appris à composer des infusions de tilleul et, montée sur un fauteuil, eHe les lui faisait boire en lui tenant la tôte. Un de ses jeux préférés était de jouer h l'infirmerie. Toutes les poupées tombaient malades subitement, d'autres se cassaient bras ou jambes; elle avait poussé la manie jusqu'à tirer un des yeux d'email d'un vieux poupard pour avoir l'occasion de lui mettre un bandeau. Elle régnait dans l'infirmerie. A son ordre, toutes les poupées étaient couchées ;

on leur senrait de la tisane, on leur mettait des emplâtres, on les saignait à Manc.

Gela faisaitrire tout le monde, et cela amusait tant M. de Préauloup qu'il acceptait de jouer le rôle de médecin et qu'il Yenait gravement tâter le pouls

des malades.

Par ce que Geneviève me dit en causant avec son père, je vis bien qu'elle avait toujours un bon petit cœur; mais je la trouvai très négligée dans sa toi* lette. Elle Télaitbien un peu autrefois ; mais autrefois elle était petite, et maintenant elle a dix ans, et ce genre américain ne lui va plus.

Les garçons ne reparurent pas, et j'en fus bien aise. Ils m'avaient un peu choquée de ne trouver, pour me faire accueil, que la grimace de la carpe. II parût que je n'ai produit aucun effet sur eux, et qu'ils n'ont tenu aucun compte de ma toilette, c^e ma taille ni de ma tenue. Tout le monde me salue, et m'appelle mademoiselle gros comme le bras. Eux, ils me tutoient comme si nous nous étions quittés hier. Je vais être obligée de garder vis-à-vis d'eux un certain décorum. Je ne dis pas que celle camaraderie me déplaise au fond ; mais enfin j'ai quinze ans. Je ferai l'enfant chez grand'mèrc tant que je voudrai, je jouerai à la poupée, je bâtirai des huttes dans la forêt; mais chez les Préauloup je ferai la grande fille, la personne instruite, la Parisienne.

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En sortant de chez eux^ j'ai dit un mot de mes intentions à grand*mère, qui m'a complètement approuvée. Elle a sur le cœur les révélations, l'histoîre ou le conte de madame Mimi, comme moi la grimace et le tutoiement.

Cependant j'ai été bien aise d'avoir revu mes petits voisins. J'en ai rêvé. Seulement, je les voyais en gommeux, le lorgnon dans l'œil, la badine à la main. Ils m'apportaient une grosse carpe qui faisait pa-pa-pa et qui ressemblait d'une manière effrayante à madame Mimi.

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