LUE
tremblement que l’on observe chez les alcooliques. C'est an tremblement fin, à oscillations rapides, de faible amplitude, limité souvent aux doigts. Nous l'avons toujours rencontré généralisé à la langue, aux lèvres et une fois à tous les muscles de la face. Il est facile à mettre en évidence.
Pour nous, le tremblement de la langue est tout aussi constant que celui des doigts. Il se distingue facilement du tremblement de la paralysie générale avec son mouvement de trombone,
Chez le caféique en état d'intoxication aiguë, il est tel qu'il engendre une certaine dysarthrie et, lorsqu'il siège. aux mains, il est souvent associé à des tressautements musculaires qui font que le malade est incapable d'exécuter les mouvements avec précision. On pourrait croire, lorsque ces tressautements légers coïncident avec le tremblement des doigts et avec une dysarthrie assez marquée, par suite du tremblement des lèvres et des muscles de la face, au tremblement caractéristique de la paralysie générale : le diagnostic doit en être fait.
Guelliot cite le cas d’un caféique pris de tremblement rendant impossible tout travail et qui semblait disparaitre après l’ingestion d'une certaine quantité de café : mais il est possible que le menu tremblement des doigts ne disparaissait pas. Contrairement à ce que l'on rencontre dans l'alcoolisme, où le tremblement, surtout matinal, disparaît après la dose en quelque sorte potentielle d'alcool, le tremblement caféique ne disparait pas, en général, malgré l'absorption de nouvelles dose de café. Au contraire.
Le cas n'a été signalé d’une religieuse de vingt-trois ans, ne prenant pas de-café d'habitude, et absorbant, pour les