FAUNE
grandes fêtes, une tasse de café après le repas de midi, qui se voyait régulièrement, à 3 heures, prise de tremblement des mains et même parfois de {ous les membres, à tel point qu'elle était obligée de suspendre tout travail pendant une heure environ.
- Ce tremblement est particulièrement tenace. Longtemps après la suppression du toxique, il subsiste encore. Il semble que le café laisse subsister son action sur les mouvemients involontaires, et prédispose, ou plutôt aggrave, le trémblement des anciennes caféiques ayant eu des troubles nerveux. Le iremblement peut même, au bout d’une année
de traitement, être l’unique reliquat d’une intoxication aigué.
2 Tressautements musculaires. — Les lressautements musculaires sont fréquents. Certains muscles.se contractent brusquement en certains points durant une à trois secondes. Ils peuventse produire simultanément en diverses parties du corps; ils ne sont pas douloureux, mais ils ‘agacent l’intoxiqué qui est tout particulièrement irritable. Chez une de nos malades, tout le corps s’animait de tremblements violents à l’occasion des mouvements.
«La caféine détermine une excitation exagérée donnant naissance à des frémissements musculaires et à des spasmes fibrillaires erratiques dans les membres inférieurs et dans les fléchisseurs des doigts, et produit une incoordination des mouvements qui ressemble à un état choréique. »
3 Les crampes. — Les crampes sont aussi fréquentes que chez les alcooliques. Elles siègent aux mollets, aux cuisses, à la plante des pieds, occasionnant une flexion douloureuse du gros orleil. Elles se produisent la nuit le
plus souvent et contribuent à enlever le sommeil aux
malades. : < Lallemant, dans son étude sur les pertes séminales invo-
lontaires, signale chez les caféiques des contractions des
muscles du périnée et des organes génito-urinaires.
4 Les fourmillements. — Gilles de la Tourette et Gasne signalent le cas d’une malade qui ressentait des fourmillements, des picotements, des engourdissements dans les jambes, des pieds jusqu'aux genoux, et dans les mains remontant jusqu’au coude. Ces fourmillements lui étaient tellement insupportables que la malade ne pouvait rester couchée ou assise, et était obligée de se lever et de marcher pour les dissiper. |
La malade d’une de nos observations avait des « fourmillements dans les doigts et une sensation d’engourdissement dans les pouces, comme s'ils avaient élé enflés ».
Guelliot signale des fourmillements dans le dos et la région scapulaire. Un autre malade de Gilles de la Tourette avait presque continuellement des sensations de chatouillement, de frôlement à la nuque, au point de se retourner pour voir si on ne le touchait pas. Gilles de la Tourelte considère ce phénomène comme une hallucination sensorielle ; mais où commencent et où finissent la sensalion, l'illusion et l’hallucination ? ee
5° Les névralgies. — Elles existent pour ainsi dire chez tous les caféiques, mais à des degrés plus ou moins marqués. Elles siègent à la tête, au front, aux tempes, donnant souvent la sensation d’un casque lourd pesant sur la tête, avec des paroxysmes douloureux. |
Une de nos malades buvait du café encore davantage,