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comme des cardiaques ; dans ces conditions différentes, le délire présente des caractères identiques. Je crois donc, tout en reconnaissant la valeur des observations de M. Raymond, devoir maintenir l'existence du délire caféinique, et la dénomination que j'ai proposée. »
Dans une aulre séance du 9 juin 1893, le D' Faisans rapporte deux observations du professeur Vergely, de Bordeaux : une cardiopathique qui déclarait que la caféine «la rendait folle et l’empoisonnait». Malgré ces déclaralions, il Jai fut administré 0 gr. 30 de caféine, elle fut prise de vomissements, de douleurs stomacales, d'une excitation qui la poussait à parler, et lui donna des hallucinations. L'autre observation est celle d’un hom me vigoureux, artérioscléreux, albuminurique, et diabétique ; 0 gr. 8) de caféine qu'il prit dans la journée en potion lui donnèrent du délire : : il tutoyait ses domestiques, le médecin, appelait sa femme dans des termes d’une familiarité déplacée. La nuit, il eut des hallucinations, et exigea que ses domestiques vinssent boire le champagne avec lui. Durée de ces accidents 4 jours. | |
Deux mois après, 50 centigrammes de caféineamènent un délire bruyant, chants, langage pornographique.
D'après toutes ces ohservations, et d’autres encore, recueillies dans les ouvrages traitant du caféisme en général, et mentionnant l'existence de troubles délirants, mais, sans les décrire d'une façon précise, il est bien évident qu'il
existe des délires que l’on doit impuier au café.