CHAPITRE VII
Le Délire hallucinatoire
caféique
Nous en arrivons au délire hallucinatoire caféique, tel que nous l'avons observé chez nos malades, dont on trouvera l'observation plus loin.
. Nous nous empressons de dire que ce délire est rare, et confondu,;la plupart du temps, avec le délire alcoolique. Nous avons fait une enquête auprès de plusieurs médecins d'asile, qui ont l’occasion de soigner un grand nombre de malades, et, il ne nous a pas été signalé de délire caféique pur.
Ces malades sont conduites en général à l’Asile ou à la Maison de santé dès les premiers jours de leur délire, en raison de leur violence, de l'intensité des symptômes qui effrayent l'entourage.
Depuis un certain temps, on notait de l’insoinnie, coïncidant avec un changement de caractère. Il est fréquent que ces malades aient eu des discussions avec les voisines, et même qu’elles en soient arrivées à des voies de fait.
L'accès aigu éclate alors, sans cause apparente, ou à l’occasion d’une affection intercurrente, masquée en général par les troubles délirants..
Brusquement, au cours d’une nuit d’insomnie, la malade