RÉFLEXIONS
Cette malade. a eu deux bouffées hallucinatoires survenues toutes deux pendant qu'elle était fatiguée et qu'elle prenait beaucoup de café pour se soutenir. Dès la suppression du toxique, aucune idée délirante, plus d'hallucinations.
; HRRENER OBSERVATION #4 &
Confusion mentale. Caféisme aigu. Signes physiques Rechutes après abus du caîé
LAN TBE
34 ans, sans profession. Entrée le 4 février 1915. Pas d'enfants. Cousin mort aliéné. Mère nerveuse.
L'état de confusion domine : elle a 30 ans, dit-elle, on lui fait tourner une manivelle dans la tête, on lui fait voir des hommes. Ignore le pays de sa naissance.
D. — Où êtes-vous née ?
R. — (Ne comprend pas, montre son nez).
Indifférente, rit, dit sans émotion que son mari à été tué. Etat physique. — Marçhe à petits pas. Pas d'accrocs de la parole. Pupilles normales. Tremblement des mains. : 15 jours après, elle présente toujours une confusion extrème des idées. Echolalie. Aspect hébété.
D. — Votre mémoire est-elle diminuée ?
R. —-Quelle mémoire ?
D. — Où êtes-vous ici ?
Elle demeure toute la journée assise sans s'occuper ni s'intéresser à rien. On doit l'alimenter.
Examen physique. — Strabisme interne bilatéral, surtout marqué à gauche. Dès qu'on touche ses paupières; le strabisme s'exagère, de sorte qu'il est presque impossible de rechercher les réflexes pupillaires. Pas d'inégalité ni de déformation.
Hyperalgésie des orteils telle que dès qu'on les touche, la malade pousse des cris de souffrance. Rien d'ohjectif.
Tremblement de tous les membres et de tout le corps.
Un mois après, elle sort brusquement de son hébétude et se surexcite : elle est loquace, elle parle fort, « elle est heureuse »,
va et vient; chante, danse; dysmnésie. Prétend qu'on veut l'empoisonner, Hallucinations de l’ouïe : Elle entend des sottises
MTV
mème la nuit; la sœur vient auprès de son lit pour lui en dire. Elle s'occupe.
Trois mois après, là mémoire est revenue, sauf en ce qui concerne le début de son accès.
Elle buvait chaque jour de pleines cafetières de café fort, surtout les derniers temps qui ont précédé son accès.
Sortie guérie.
Elle est restée deux ans sans rechute, en s’abstenant de boire du café. Mais, sa passion la reprenait peu à peu, le sommeil se perdit, et en 1917. elle eut une rechute (accès semblable au premier. Soignée chez elle. Durée ? mois).
La même chose s'est encore passée deux ans après, et, en 1919, elle eut une nouvelle rechute Survenue après de nouveaux abus de café. Actuellement, cet accès est sur le point de prendre fin.
Accès délirants dès l'absorption d’une dose minime de café
Recueillie par M. le D' P. FLoraND et communiquée par le D' Faisaxs à la Société Médicale des Hôpitanx (11 Mai 1893)
Il s'agit d'un homme de 35 ans, de bonne santé, sans aucun antécédent nerveux, menant une existence très régulière et très sobre. Il supporte bien-toutes les boissons, sauf le café qui l'incommode toujours, même à très petites doses. Il a cherché, depuis 15 ans, à 8 ou 10 reprises différentes, à lutter contre cette. intolérance, et chaque fois, il a présenté des accidents identiques, d'intensité variable, en rapport avec la quantité de liquide ingéré.
Une heure ou deux après l'absorption, il est pris de vomissements alimentaires, de vertiges avec étourdissements ; toute la nuit suivante, dès qu'il sommeille quelques instants, il a des
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cauchemars pénibles, ou bien du délire de parole avec agitation, Mais pas de délire d'action proprement dit.
Il se prétend empoisonné, demande à son entourage un Gontre-poison, destiné, dit-il, à empêcher sa mort certaine. Ce délire, cette agitation ne se sont jamais présentés en dehors de ces circonstances particulières, et la dernière expérience remonte à deux ans environ.