‹ Caféisme et Troubles PsychiquesChapitre 8 sur 35 · CHAPITRE Il · texte numérisé non relu

CHAPITRE Il

Du Caféisme ehronique

Le buveur de café au début, prend fréquemment: ce. breuvage, afin de lutter contre le sommeil, soit qu'il ait à exécuter un travail urgent, soit qu'il ait à préparer un examen, soit qu'il désire, pour une raison, ou pour une autre, prolonger sa veille et abréger sôn sommeil. C’est alors que peu à peu il s’habitue à de petites doses de café, et qu'il vient à les augmenter pour continuer à en éprouver l'effet cherché, et obtenu au début. Il se produit une accoutumance, et la dose, qui, durant les premières semaines amenait l'insomnie, est doublée, triplée... même quintuplée. À ce moment le caféique d'occasion devient un caféique chronique ; il supporte des doses excessives de cet excitant, ce qui ne lui empêche pas, si l'élimination vient à faiblir, de faire des accidents aigus ou subaigus, qui seront provoqués par cette dose énorme ingérée, s’accumulant dans son organisme, et perturbant ses centres nerveux, comme une dose beaucoup plus faible l'aurait fait chez une personne non habituée.

Mais tout en supportant, sans en éprouver de grands dommages apparents, dix à quinze tasses de café par jour,

le caféique chronique prendra un aspect physique caracté-

ristique, et acquièrera peu à peu une mentalité spéciale.

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