I. — Aspect général des Caféiques
Nous décrirons la caféique, car les caféiques se rencontrent surtout chez les femmes ; nous dirons plus loin les habitudes de ces malades lorsque nous étudierons l’étiologie du caféisme.
L'œil brillant, mobile ; le régard vif, humide, telle est la caractéristique du faciès caféique.
Un certain sentiment d'inquiétude, une face souvent pâlie, la peau d'un jaune terreux, l'aspect tiré des traits, en mème temps que leur mobilité, le caractère de vieillesse
précoce donné par les rides profondes, impriment à la caféique un aspect spécial qui ne trompe guère. Cependant, lorsqu'une caféique fait des troubles ayant un caractère
-aigu, la face peut.être vultueuse, et faire croire à une intoxication alcoolique. A ce sujet, nous verrons plus loin que ce faciès alcoolique se rencontre chez les caféiques d’habitude qui font usage d’alcoo!, et nous étudierons la relation, pour nous assez grande, qui existe entre l'alcool et le café pris simultanément à doses insuffisantes, pour provoquer à elles seules des troubles mentaux.
Guelliot, dans son travail, a donné une description exacte de la caféique, et il fait remarquer que chez les enfants dont les parents ou les nourrices ont la néfaste habitude de donner du café, il est fréquent de rencontrer ces petites
faces hâves, pâlotes et rabougries, qui donnent à ces enfants, un air de vétusté précoce.
Ajoutons que la caféique tient peu en place ; elle semble douée d’une suractivité désordonnée, sa parole est vive ; ses gestes sont nets et ont un caractère impulsif ; elle est : irriable. En général, la caféique est amaigrie, quoiqu'il existe, et nous avons souvent rencontré des caféiques conservant leur embonpoint, qui tient d’ailleurs à l'excellent
état du tube digestif chez certains de ces intoxiqués.