MOLLUSQUES. — CÉPHALOPODES
nus, qui sont désignés indifféremment sous les noms de pieds ou de bras, et qui méritent également bien ces dénominations, car ils servent en même temps d'organes de préhension et de locomotion. En général , ces appendices sont au nombre de huit ou de dix, et sont garnis de fortes ventouses, par lesquelles ils se fixent très so- ‘Jidement sur les corps qu'ils embrassent.
Les céphalopodes sont tous marins et respirent au moyen de bran- -chies placées de chaque côté du corps, au fond du sac dont il vient 1d’être question { fig. 2). L'eau qui sort de cette cavité s'échappe au travers d’un entonnoir placé au-dessous du cou, et servant aussi à l'expulsion des excréments. Il existe une seule paire de ces branchies, et à la base de chacun de ces organes se trouve une espèce de cœur pulmonaire ; enfin à l’origine de la grande artère du corps est aussi un cœur aortique qui est composé d’un ventricule seulement. Leur estomac est très compliqué. Enfin , la plupart d’entre eux sécrètent une liqueur particulière, d’un noir très foncé, appelée encre, qu'ils peuvent expulser à volonté, et qu'ils emploient dans les moments de danger pour teindre l’eau dont ils sont entourés.
$ 252. Nous avons dit plus haut que les mollusques ne présentent pas dans l’intérieur de leur corps une charpente solide articulée et comparable au squelette des animaux vertébrés. Chez les céphalopodes, cependant, on retrouve encore des vestiges de quelque chose d’analogue ; car il existe dans la tête un cartilage qui non seulement protège le cerveau, mais aussi s’élargit dans diverses directions, pour fournir des points d'insertion aux principaux muscles de l’animal. Il est aussi à noter que l'abdomen de ces mollusques est, en général, soutenu par une sorte de coquille interne qui, chez les calmars, est cornée, mais qui, chez les seiches , est de nature calcaire et est appelée l'os de ces animaux.
$ 253. Tous les céphalopodes sont marins : ils sont très voraces, et Se nourrissent principalement de crustacés et de poissons, dont ils s'emparent à l’aide de leurs bras souples et vigoureux, et dont ils dévorent facilement la chair au moyen de leurs mandibules acérées. Quelques uns de ces animaux se logent dans des coquilles contournées sur elles-mêmes : l'argonaute et le nautile, par exemple ; mais quelques naturalistes pensent que le premier ne forme pas lui-même cette loge calcaire, et vit en parasite dans la coquille d'un autre mollusque.
Cette classe comprend les Poulpes ( pl. 44, fig.1), les Argonautes , les Seiches, les Calmars, les Nautiles, etc. On y range aussi les Ammonites, coquilles qui ont de l’analogie avec celles des Nautles et qui ne se trouvent qu’à l’état fossile.
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