‹ Cahiers d'histoire naturelle (volume 2)Chapitre 70 sur 84 · PROPREMENT DITS · texte numérisé non relu

PROPREMENT DITS

$ 268. Ces animalcules, qui ne s’aperçoivent qu’au moyen du microscope et qui se développent en abondance dans l’eau contenant des débris de corps organisés, ont été, jusqu'en ces derniers temps, confondus avec les Rotateurs ($ 241), dont la structure est très différente. Leur corps (pl. 45, fig. 9), tantôt arrondi, tantôt allongé, est souvent couvert de petits cils, et offre dans son intérieur un

nombre ordinairement très considérable de petites cavités qui pa--

214 ZOOLOGIE, . 4 raissent remplir les fonctions d'autant d’estomacs. Chez quelques. uns, ces sortes d'ampoules semblent être groupées autour d'u canal qui s'ouvre au-dehors par ses deux extrémités ; mais d’autres! fois elles paraissent être tout-à-fait isolées, et les personnes qui ont fait de ces petits êtres l'objet d'une étude spéciale ne s'accordent: pas sur l'existence d'üne communication directe entre leur cavité et le dehors. La manière dont ces infusoires se propagent a été l’objet de beaucoup de recherches, et un grand nombre de naturalistes pensent qu’ils peuvent se former directement par la désagrégation des matières dont les feuilles, la chair musculaire et autres corps organisés se composent. Mais cette génération spontanée est Join d’être suffisamment démontrée, et l'on sait que, dans certains cas au moins, ils naissent les uns des autres. Du reste, leur mode de propagation est bien d'accord avec la simplicité de leur structure : c'est par la division spontanée de leur corps en deux ou plusieurs fragments, dont chacun continue de vivre et devient bientôt un nouvel individu semblable au premier, que ces êtres singuliers se multiplient,

Leurs formes sont très variées, et on les a divisés en plusieurs genres, parmi lesquels nous citerons les Excuéuines, dont le corps est oblong ; les Vovoces, qui sont globuleux et tournent continuellement sur eux-mêmes, et les Moxapes, qui ressemblent à de petits points tourbillonnant dans l’eau où elles nagent. C’est à la présence de myriades d’une espèce particulière de ces petites monades, dont le corps est coloré en rouge, que l’eau des étangs salés doit la couleur sanguinolente qu’elle offre quelquefois.

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