SYSTÈME ET TYPE CRISTALLINS
tion physique , entraîne ce changement de symétrie géométrique , et le principe général qui régit les modifications des cristaux trouve son application rigoureuse. Remarquons ici que cette particularité de cristallisation de la Boracite coïncide avec l'existence de quatre axes d'électricité correspondant aux quatre diagonales du cube. Tous ces phénomènes corrélatifs et bien liés entre eux donnent, en effet, une grande importance à l'explication physique des anomalies de symétrie.
La Pyrite ( fer sulfuré jaune ) cristallise également en cube, et porte sur chacune de ses faces des stries parallèles aux arêtes, qui peuvent être considérées comme des indices de clivage ( pl. 1, fig. 41 ), et qui ont valu à cette espèce le nom de triglyphe. Les arêtes sont ici géométriquement identiques; cependant il n'y en a constamment que la moitié quisoient modifiées, et ce sont les facettes parallèles qui manquent (pl. 2, fig. 23 et 24). Le solide de vingt-quatre faces qui résulterait des modifications sur toutes les arêtes, est réduit ainsi à douze, et reçoit le nom de dodéeaèdre pentagonal (pl. 2, fig. 25). Si l’on prend le cube pour molécule intégrante , la loi de symétrie semble souffrir une exception ; et l'on ne peut d'ailleurs dans ce cas prendre le tétraèdre Comme on l'a fait pour le Boracite. Mais si l’on suppose que le cube de la Pyrite est formé par un assemblage de prismes rectangulaires droits, les faces du cube seraient différentes ; par Suite, les arêtes ne seraient plus de la même espèce ($ 67), et les faces qui naissent sur la base du cube ne devront plus se reproduire sur les côtés, en vertu même de la loi de symétrie, qui paraissait d’abord violée.
La théorie de M. Delafosse exige donc que l'on modifie la définition des parties identiques, en y ajoutant la considération de la nature physique de ces parties, d'après la détermination de la molécule intégrante; car c’est d’après la forme de cette molécule que s'explique la forme du cristal , et c'est d'après sa nature que S'établit l'identité. Les conditions géométriques ne sont dès lors, ‘en quelque sorte, qu'une conséquence des conditions physiques.