COMBUSTIBLES
8128. La roue est, de toutes les substances charbonneuses, celle dont la formation est la plus récente, dont l'origine se reconnaît de la manière la plus évidente : c’est une matière brune ou noirâtre , spongieuse, composée de débris de végétaux entrelacés , | comprimés et pénétrés de limon; elle renferme même presque toujours des fragments d’herbes sèches parfaitement reconnaissables, et elle se forme par l'accumulation de certaines plantes qui croissent en abondance dans les marais. On en distingue deux variétés : la tourbe des marais et la tourbe marine. La première : est la plus commune et la plus généralement connue par son emploi comme combustible ; on la trouve en amas considérables dans des terrains marécageux qui sont encore ou qui ont été le fond d'étangs ou de lacs d’eau douce; ces amas sont souvent très étendus et d’une épaisseur considérable ; enfin ils sont quelquefois divisés en couches séparées par des lits minces de limon et de sable. La plupart des tourbières sont encore sous l'eau ; mais il en est qui sont à sec, et recouvertes seulement par un peu de terre végétale sur laquelle naissent de belles prairies; le sol est alors élastique, et quelquefois si mou, qu'on ne peut y marcher sans y enfoncer. On connaît aussi des tourbières qui sont flottantes à la surface de certains lacs, et y forment des îlots couverts de végétation, mais: qui se meuvent au gré des vents. Les principales tourbières se : trouvent en Hollande, dans le nord de l'Allemagne et en Écosse; mais la France en possède aussi d’assez considérables, dans la vallée de la Somme, par exemple.
8 429. Le centre à une texture fibreuse qui rappelle celle du bois, etrépand en brûlant une odeur àcre et piquante ; on le trouve, ou disséminé ou en bancs, dans diverses couches des terrains de” sédiment tertiaires ou secondaires supérieurs.
$ 130. La nouizce, appelée vulgairement charbon de terre, est une substance tendre et friable, qui cependant ne se laisse pas rayer par l'ongle, qui se divise ordinairement en feuillets ou en écailles, qui est d’un noir brillant, à reflets souvent irisés , et qui brûle facilement, avec une flamme blanche ou bleuâtre, et en ré= pandant une odeur bitumineuse qui n’est ni àcre ni désagréable” Elle est formée principalement de charbon et de bitume, et se trouve disposée en lits ou en bancs continus qui alternent avec des grès mélangés avec des schistes argileux ou avec certains calcaires compactes, et constituent avec ces couches les terrains houillers, placés, comme nous l'avons déjà vu, à la limite supérieure des: terrains de transition. On ne trouve la houille ni dans les terrains primitifs , ni dans les terrains de sédiment moyens et supérieurs;