‹ Cahiers de doléances des bailliages des généralités de Metz et de Nancy pour les États généraux de 1789. l. serie. Département de Meurthe-et-Moselle (volume 2)Chapitre 46 sur 192 · CAHIER DE BASSES-VIGNEULLES · texte numérisé non relu

CAHIER DE BASSES-VIGNEULLES

Art. i4. — Fait et arrêlé à rassemblée de Barsl, le 17 mars 1789, et nous avons signé après lecture faite.

Antoine Fried, syndic; François Bequé; Christophe Girard; Christophe Pierre, député/ Chrisloffel Klein; J. G. Arnould, ffre/Jîer.

BASSES-VIGNEULLES

« Procès-verbal d'assemblée de la communauté de Basses-Vigneulles

pour la nomination des députés aux trois États. » 19 mars 1789, « Sont comparus en la maison de Nicolas Henquin, svndic de la

municipalité dudit Basses-Vigneulles, par-devant nous, Jacques

Hieronimus, maître-échevin de justice, et l'aîné des élus de ladite

municipalité. »

Publication au prône de la messe de paroisse à Dorwiller, le i5 mars ;

lecture, publication et affiche pareillement faites le même jour k

l'issue du rosaire, tenu en la chapelle de ce lieu. Communauté composée de 33 feux, y compris les femmes veuves. Députés : Nicolas Henquin^ syndic,

Alexandre Klein..

Signatures: Jacob Hieronimus; Alexandre Klein ; Nicolas Henquin,

syndic; Mathias Biet, greffier.

Cahier des doléances, plaintes et très respectueuses remontrances que font la municipalité, habitants et communauté de Basses-Vigneulles, dépendant du bailliage de Vie, au Roi, notre souverain monarque, à présenter à l'assemblée des trois États audit bailliage le 23 du présent mois de mars 1789, en exécution de rordonnance de Monsieur Vignon, lieutenant-général audit siège, pour l'absence de Monsieur le bailli d'épée, en date du 23 février dernier

Art. I. — Ils auront Thonneur d'observer d'abord que la misère extrême à laquelle tous les habitants du dit lieu de Basses-Vigneulles sont réduits est reflet de raccroissement subit, de la multiplicité des impositions royales dont ils sont accablés,

SOUS la dénomination de vingtièmes, subvention, capitafion, travaux des routes et autres accessoires, etc.

Que le ban de Basses-Yigneulles ne contient dans sa totalité que 600 jours de terres dans les trois saisons, et 36 fauchées de prés, desquels il faut distraire 27 jours de terres du beuvrot de la cure de Dorwiller et 71 jours de terres et 8 fauchées de prés appartenant au seigneur d'Helfedange et qui ont été jusqu'à présent aflranchis des impositions» Ainsi il ne reste plus pour les autres propriétaires, tant domiciliés qu'étrangers, que 5o2 jours de terres et 28 fauchées de prés, situés le long de plusieurs ruisseaux sujets à des inondations qui arrivent fréquemment et qui périssent le foin qui y croît, le village étant situé dans un vallon ; et le ban au revers des coteaux qui l'environnent, d'un sol froid, fort et pierreux, et que très souvent les terres sont entraînées par les orages dans les fonds, dont la cime submerge les foins, est de fort peu de production par son ingratitude, les foins ne suffisant pas à la moitié pour la culture des terres, bien loin de pouvoir faire des nourris, ce qui oblige les laboureurs d'aller acheter le surplus où ils peuvent à grand prix chez l'étranger dans le voisinage à deux lieues de l'endroit. Cependant, et malgré les remontrances, réitérées dans différents temps, qu'ils ont faites de leur situalion, et des grêles qu'ils ont essuyées, et autres calamités qui les ont suivies et accompagnées, ils sont actuellement cotisés :

Pour la subvention et impositions jointes à

une somme de .55i^ 12 s. 2 d.

Pour la capitation 298 1 1 3

Pour les vingtièmes 493 12 »

Poar les travaux des routes i5o 10 5

Ce qui fait un total de. . . . i 494^ ^ s. 10 d.

qui est une somme exorbitante pour leur petit village qui n'est composé que de trente-trois feux y compris les veuves, au lieu qu'il y a une cinquantaine d'années qu'ils ne payaient que 760^ pour toutes impositions en y comprenant le dixième que l'on demandait en temps de guerre. Ils ne peuvent savoir quelle est la raison de cette augmentation, qui est du double passé ; cependant, le ban est toujours le même, excepté qu'il est de moindre production, par le défaut de cultivateurs et de fourrages pour nourrir des bestiaux, le journal d'aujourd'hui ne

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