XVI INTRODUCTION
llcstait à accomplir raiincxion : à cet effet, d'Éperiioii résolut (le se rendre avec une force armée dans la ville capitale de Vie. Les vassaux de l'Évêché s'alarment : l'un d'eux, le duc de Lorraine, intervient personnellement auprès de la Cour, et obtient une diversion de l'annexion jusqu'à la fin de l'année i6i4. Ce répit est mis à profit : Vassaux et Administrateurs envoient des ambassades, qui à la Cour, qui au prince-évêque de rEnq)ire d'AUemaqne le plus rapproché, l'évoque de Spire, ([u'on prie de s'employer auprès de l'Empereur ('); tentatives vaines et ({ui devaient rester impuissantes : dès la fin de i6i4, le (jouverneur de Metz, Bernard de Noqaret, marquis de Lavalelte, fils et successeur du duc d'Epernon, avait exécuté l'annexion.
Et cependant, contraint peut-être par les nécessités momentanées de la fortune des armes, l'Evéque de Metz, Henry de Bourbon, dut (probablement avec le consentement de la Cour de France au sein de hujuelle il vivait) reconnaître la supériorité de l'Empire sur le Temporel de l'Eqlise de Metz, et solliciter de l'Empereur une investiture ([ui lui fut accordée, avec les droits réqaliens sur tous les sujets de son Evéché, par lettres du i3 mars 162G (-). En réalité, le bâtard royal conservait encore l'attitude d'une [)rince indépendant : jusqu'en i(324 des monnaies lurent lVap[)ées à son effiqie ('); de sorte qu'il serait assez difficile de déterminer les limites qui séparaient alors la souveraineté ou protection royale et rindé[)endance épiscopalc.
Lii vérité semble toutefois ressortir de cette assertion de rinlendant de Metz, de Saint-Conteste, « que, depuis la con- (piélf (lu nti llcin-i II, aucun des évéques de Metz (|ui ont été fiaiirais n'ont fait les foi et liommaqe à l'Empereui-, et, toutes les lois (pi'on les ji appelés aux Diètes impériales, et qu'on
I. (.f. SAUKni,ANi), Uic Anilcxiun..., Urlvuiuleii : Discours Jail à l'èvèque de Spire pur un député des étais de l'éuêchè de Mets au sujet des entreprises du duc d'Epernon sur ledit éuéc/té, et du serinent de fidélité qu'il avait exiyé des Kj'Jiciers de cet élut au préjudice des droits de l'Empire (en latin, texte in extenso), |i|i. njH-Hoi.
:i. CI". SAUF.nLA^•D, Nachlra/j... (analyse), p. 281.