INTRODUCTION XVII
les a voulu contraindre aux contributions, ils se sont excusés sur la protection du Roi, et n'ont fait aucune fonction de Princes de l'Empire (') » .
Quoi qu'il en fût, le Roi porta une sérieuse atteinte à leurs droits quand, par un édit d'août i634, il créa un baillia(|e royal à Vie, permettant seulement à son Cousin l'Evrque de Metz « d'établir au lieu de Moyenvic une châtellenie particulière pour les villa(jes qui dépendaient de la châtellenie particulière de Vie (^) ».
Cet édit ne fut vérifié au Parlement de Metz(5) que le 21 février 1644 • telles avaient été les représentations de tous les Ordres de l'Evèché (^).
Cependant, un an après cette date, sur deux requêtes de l'évéque Henry de Bourbon, l'une manuscrite du 4 septembre i64i? l'autre orale du 3o septembre même année, considérant que, par lettres patentes, l'Empereur Ferdinand II avait de nouveau conféré audit Evèque de Metz « tous et un chacun des droits réqaliens, fiefs et biens temporels, honneurs et dignités, juridictions, qui lui sont dus et à sondit Évèché », le Roi, par arrêt du Conseil du 3i décembre 1642, supprima le bailliage créé par l'édit du mois d'août i634, et ordonna que les juqes de l'Évêque de Metz, et ceux qui pourraient être dans la suite pourvus par lui continueraient l'exercice de leurs charges, sauf ressort au parlement de Metz pour appel de leurs jugements Q).
Le traité de Munster devait trancher cette situation compliquée d'un iief à la fois immédiat de l'Empire et justiciable du Roi de France Q. Le 24 octobre i648, l'Empereur cédait au
I. C". Saint-Conteste (de), Mémoire sur les Trois-Éuêchés, pp. 85-86.
u. CF. Emmery, Recueil des Édils, Déclarations, Lettres patentes et Arrêts du Conseil enregistrés au Parlement de Metz ; ensemble des Arrêts de règlements rendus par cette Cour. Metz, P.-F. Marchai, Antoine, 1774-1788, 5 vol. in-4. (Fonds lorrain, n" 6892 ). T. I, pp. 229-242.
3. Le Parlement de Metz avait été créé par l'édit de janvier i633. Cf. Emmery, op. cit., t. I, pp. 1-16.