MOUSSON
Départ, de Meurthe-et-Moselle. — Arr. de Nancy. — Canton de Pontà-Mousson. — Habit. : 8i (1936).
Dioc. de Metz — Archidiaconé de Vie. — Archiprêtré de Pont-à- Mousson. — Patron : Sa Majesté. — Décimateurs : les chanoines de Sainte-Croix et le curé.
Feux : 40 (1789). — Habit. : 200 (1790).
Seigneur : ?
Impositions (1789) : Subvention 309 livres
Ponts et Chaussées 293 livres
602 livres Députés : Jean Pierson et François Lucot.
CAHIER
ARTICLE PREMIER
Le village de Mousson, autrefois un des bourgs principaux du pays et des plus anciens de l'Europe, situé sur la montagne la plus élevée du pays, escarpée de toutes faces, placé dans la région moyenne, exposé aux intempéries les plus désastreuses, a mérité de tout temps, même avant le christianisme, la bienveillance et l'attention des princes auxquels il fut assujetti.
En 1365, le 2y juillet, le Duc Robert de Bar, et le 28 février 1444, le Duc René de Lorraine nos souverains, renouvelèrent et confirmèrent à perpétuité aux bourgeois de Mousson la franchise général telle en toutes choses que celle des bourgeois de la ville de Pont-à-Mousson, en outre l'exemption des gerbages de tous nos héritages que nous tenons ou tiendrons partout où ils soient situés, de blés, vins, deniers, charrois, chevaucheurs et de toutes autres servitudes quelles qu'elles soient, tant que nous serons habitants de Mousson, à l'exception seulement du moulin et du pressoir qui appartiennent à sa Majesté.
L'affranchissement de toutes tailles, subventions, servitudes qui pourraient être imposées sur le duché de Bar, et en place nous ne devions payer par chaque chef de famille que douze petits tournois et non plus le jour de la St Jean Baptiste.
Ces privilèges nous furent accordés et confirmés par nos princes pour conserver les cultivateurs dans ce lieu qui commençant à devenir inculte par la désertion de ses habitants à cause du local inaccessible du sol ingrat, de l'impétuosité des ouragans qui renversent les édifices et de l'éboulement journaher des terres qui ensevelissent nos vignes sous de nouvelles montagnes de décombres.
Nous espérons que Sa Majesté nous confirmera dans l'usage de tous nos privilèges à l'exemption de toute servitude à l'exception seulement du moîdin et du pressoir qui sont à Sa Majesté, et que si les besoins de l'Etat ne permettent pas de nous rétablir act' \ellement dans la cotte de douze
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petits tournois pour toutes impositions, Sa Majesté en fera supporter une partie aux propriétaires étrangers dont nous ne sommes que fermiers.