MESURES AGRAIRES
Tour de Lorraine.
toises ;
Jour de Bar ....
toises ;
Jour d'Evêché . .
toises ;
Jour de Metz . . .
toises ;
Mouée de vigne
Jour de Toul ....
toises ;
Jour de Verdun .
toises;
Arpent de France
Eaux et forêts.
toises ;
cultivateur, la possibilité pour les membres du Tiers-Etat d'accéder à des grades supérieurs, la suppression du tirage au sort pour la composition des troupes provinciales ('), l'augmentation de la solde du soldat qui limiterait ainsi la désertion, l'exemption pour les provinces et les villes des logements militaires, la conversion de la milice en prestation pécuniaire à la charge des trois ordres, l'augmentation de la maréchaussée (-').
Les doléances religieuses ont également leur importance. Le cahier du Clergé insiste sur la protection de la religion et des biens d'Eglise, sur l'acceptation du principe de participation aux charges publiques, « si l'on croit, ajoute-t-il, que nous ne sommes pas encore au niveau des autres » ; sur un partage plus égal des biens ecclésiastiques, sur une réforme de la hiérarchie ecclésiastique, sur la protection et la conservation des Réguliers, l'homologation des statuts synodaux, le refus de participation aux dettes du clergé de France. Le cahier de la Noblesse ne réclame qu'un secours moral et matériel pour les curés et vicaires de campagne. Quant aux cahiers des communes — bien que le plus souvent rédigés par des curés de campagne — ils portent des doléances assez curieuses. Les uns, envieux de la richesse du Clergé, demandent l'utilisation de ses « trésors » au rétablissement des finances de l'Etat, ou bien la fixation des revenus des archevêchés, évêchés et abbayes et l'emploi de leur excédent à l'acquittement de la dette nationale ; ou encore la diminution des biens du Clergé « biens donnés par la piété aveugle, de nos ancêtres » (jManoncourt). D'autres réclament la réforme de toutes les maisons rentées, la nomination de curés ou de vicaires là où il n'y en a pas, l'obligation pour les évêques de résider au moins durant neuf mois de l'année dans leur diocèse, la suppression des abbayes et prieurés en commande, l'utilisation de la dîmei à l'entretien des églises et presbytères (entretenus jusqu'ici par les communautés), la suppression du casuel, la diminution du numéraire porté à Rome, la dispense d'honoraires pour baptêmes, mariages, enterrements et entretien de l'église « étant donné que l'Eglise est suffisamment dotée en France ».
La question de l'enseignement n'est pas oubliée par les rédacteurs des cahiers. Ils réclament tout d'abord le retour de l'L^niversité à Pont-à- Mousson. En efïet. la ville de Pont-à-Mousson, profitant des circonstances qui lui permettaient de réclamer le retour de l'L'niversité, transférée à Nancy par les lettres patentes de Louis XV, datées du 3 août 1768, entreprit d'abord une série de démarches à Paris, infructueuses d'ailleurs, ensuite auprès des communes que comprenait son bailliage. Elle fit imprimer et distribuer le mémoire suivant relatant l'histoire et l'importance de son ancienne Université :
(i) Un état du 14 janvier 1775 énumère les « exemptions .particulières du tirage au sort pour les régiments provinciaux, accordées par le Roi aux Provinces de Lorraine et Barrois, en égard aux circonstances locales ». (Recueil des Edits, t. XIII, pp. 371-375.')
(2) La compagnie de maréchaussée de Lorraine et Barrois était composée du prévôt général, d'e 4 lieutenants, de 6 sous-lieutenants, de 29 brigadiers, de 113 cavaliers et de I trompette. Les brigades, composées chacune de i chef et 3 cavaliers, étaient réparties dans les différentes villes ou villages. {Almanach de Lorraine et Barrois, 1789, p. 105.)