‹ Cahiers de doléances des bailliages des généralités de Metz et de Nancy pour les États généraux de 1789Chapitre 10 sur 204 · Arch. nat., Ba · texte numérisé non relu

Arch. nat., Ba

INTRODUCTION

« passé dans ces différentes élections rien de contraire « aux intentions du Roy et si quelques assemblées préli- « minaires ont été troublées momentanément lors des « premières nominations, je puis vous assurer au moins, « Monsieur, que ces agitations passagères, n’ont point « été de nature à donner aucune inquiétude au Gouverne- « ment. » Le 30 mars précédent, il avait dû cependant fournir un compte rendu (*) au même ministre sur les mesures prises pour rétablir l’ordre troublé à Nancy par l’émeute du 23 mars au cours de laquelle une partie des farines déposées à l’Université avait été pillée. L’atmosphère était fiévreuse et si l’opinion n’était pas encore révolutionnaire, elle était sujette à une sourde fermentation. Chacun, soucieux d’apporter à l’œuvre de la réforme de l’État sa part personnelle, entendait intervenir au point fixé par sa situation, les coutumes et les prérogatives de son corps de métier qu’il entend faire respecter. Le 19 mars, le Chevalier de Boufflers transmettait à Paris un mémoire des horlogers de Nancy qui se plaignaient de ce qu’on ne les a pas assignés pour s’assembler avec les « orphèvres » et concourir à l’élection de leurs députés, ce qui est contraire aux dispositions de l’édit de May 1779 qui les a réunis à cette communauté (1 2). Le 20, les avocats mineurs (de 25 ans) et majeurs non imposés de la Lorraine, qui avaient été exclus des assemblées de leur ordre, rédigeaient également un mémoire (3) où ils revendiquaient le droit d’y prendre part et critiquaient diverses mesures prises, disaient-ils, contrairement aux dispositions du Règlement du 24 janvier. Nous publions cette pièce in extenso car elle apporte sur la manière dont se sont effectuées les élections dans

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