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coup le prix excessif du bois, sans cependant occasionner l’augmentation de celui du sel, que l’on tireroient à moins de frais des côtes de Bretagne, d’Aunis, de Languedoc et de Provence, et cela deviendroit beaucoup moins coûteux au Roi, en vendant le bois dans les forest où ils se trouvent scitué, que de le faire conduire aux salines, ce qui coûte considérablement par la conduite des bois à la saline, même la moins éloigné, parce que chaque corde vendue sur les lieux revient toujours à dix huit frans, tant pour la conduite que pour les ouvriers, sans compter bien d’autres frais; si elles étoient supprimés, le peuple n’en souffriroient pas, comme ils font actuellement vis-à-vis la rareté du bois et son prix exorbitans; il pourroient trouver du bois à juste prix, comme du passé.
Ces salines font qu’actuellement les forêts de nos cantons se trouvent totalement dévastés, ne pouvant plus y puiser, comme du passé, les bois nécessaires de maronnage et autres bois de travail de même que pour le bois de chauffage. C’est ce qu’ils ont l’honneur de représenter à Sa Majesté.
2° Ils ont aussi l’honneur d’adresser leurs plaintes à Sa Majesté touchant l’administration de la justice, sur la création des jurés priseurs, laqu’elle est fort nuisible au peuple, attendu que, depuis ces créations, la nation en souffrent beaucoup par les sommes considérable qu’il faut que les sujets de Sa Majesté délivre à ces jurés priseurs, lesqu’els frais exèdent quelquefois le montant des petites ventes que le pauvre peuple est obligé de faire, ce qui fait un grand préjudice à des mineurs, et il seroit à souhaiter pour le bien public que les choses eussent resté en leurs premiers état. Il auroient été beaucoup moins coûteux, tant à cause de leurs vacations que de leurs voiage pour venir de Nancy, qui est environ quatre lieux de distances de Lanfroicourt.
3° Il remontent encore très humblement à Sa Majesté qu’il n’y a rien de plus à charge et plus onéreux à la nation que le droit d’acquit, attendu que, dans nos environs, l’on est obligé de recourir ez bureaux à chaque instant pour y prendre des acquits, vu surtout qu’il y a des villages d’intervales à autres, françois ou terre d’évéchez, ce qui est une grande gêne pour le peuple, qui est dans le cas de voiturer des bois, pour son service, ou autres marchandises quelconque. C’est pourquoi on en demanderoit la suppression, s’il plaisoit à Sa Majesté;
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4° Ils auront aussi l’honneur d’observer à Sa Majesté que la cherté du tabac est cause de beaucoup de misères et de malheurs, que le pauvre peuple souffre journellement, en s’exposant quelques fois à transporter des tabacs qui proviennent des terres du Prince de Nassau, ce qui est contrebande dans le pays de Lorraine, et ces malheureux encourent souvent, par la rencontrent des employés des fermes, des batailles, meurtrissure et fracture d’aucun de leurs membres, ou l’emprisonnement, ce qui rend leurs familles malheureuse, et tous ces malheurs n’arrivent qu’à cause de la chèreté du tabac dans les bureaux et de ce qu’il n’est pas commun avec celui de l’étranger.
5° Au sujet de l’impôt sur les cuirs, ce droit est aussi fort onéreux au pauvre peuples de la campagne, attendu qu’ils se voyent contraint de payer le cuir au double qu’il se vendoient il y a quelques temps et avant l’impôt de la marque des cuirs; et au surplus les tanneurs et cordonniers se trouvent extrêmement gênés par cette marque qu’ils sont obligés de conserver jusqu’à la fin de l’emplois desdittes marchandises et souvent ils se trouvent dans le cas d’encourir des contravention, il en demanderoient égallement la suppression.
6° Ils ont l’honneur de remontrer à Sa Majesté que la communauté de Lanfroicourt est imposée au rôle de la subvention et ponts et chaussées à la somme de 808^ 17 s. 9 d., en outre, le sixième de cette somme, lequ’el joint au 808 /f 17 s. 9 d. forment celle de 943 14 s. 3 d. et ce 6e est pour l’entretien des routes.
Ils paye, au pardelà, pour vingtième des biens scituée sur le ban, la somme de 698 * 9 s. 9 d. tous lesquels sommes jointes ensemble forment celle grosse de 1.17 6^ 14 s., déduction faite des deux tiers du vingtième qui se paye par les laboureurs d Armaucourt, comme possédant les deux tiers du ban dudit Lanfroicourt.
Le revenu des biens du ban de la communauté se monte à la somme de 6.375 H 15 sur quoi les laboureurs d’ Armaucourt en prennent les deux tiers. Ils ont l’honneur d’observer qu’ils conduisent et transportent les deux tiers des denrées que produit le ban, dans le village d’Armaucourt, ce qui cause que le fourage est très rare dans le lieu dudit Lanfroicourt, ce
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qui occasionnent que les peauvres habitans ne peuvent faire aucun nouris de bestiaux, sans grande peine.
7° Ils ont l’honneur de remontrer que Ja dixme, de qu’elle nature elle soit, se paye à l’onzième, ce qui est fort onéreux aux habitans du lieu, attendu que, dans les environs, la dixme pour le vin se paye au vingt et au trente deux.
8° La Communauté a l’honneur de supplier Sa Majesté de vouloir bien recevoir leurs juste plaintes, sur un droit abusif qui a lieu dans ce village qui est le dimage de pommes de terre, même dans toutes sortes d’héritage et semart, (1) ce qui paroit fort onéreux aux habitans de se voir privé comme beaucoup d’autre village de la jouissance et exemptions de ce dixmage, parce que, dans les environs, il y en a beaucoup qui jouissent de l’exemption de ce droit; c’est pourquoi il supplie Sa Majesté de vouloir le supprimer.
9° Les habitans ont encore l’honneur de remontrer à Sa Majesté qu’il payent annuellement un droit à la Seigneurie dud. lieu de cent frans barrois et cinq sols par chaque habitans pour droit de four.
10° Ils ont aussi l’honneur de remontrer à Sa Majesté, que la Communauté dudit lieu s’est pourvu il y a quelques temps pardevant l’assemblée provinciale au sujet de leur église qui est tombé en ruine, de même que d’autres ouvrages qui y sont attachés et qui tombent à leurs charges; que depuis ce temps, ils n’en ont reçu aucunes nouvelles, ce qui les obligent à célébrer la Sainte Messe dans une oratoire où ils se trouvent fort gênés, parce que le lieu de l’oratoire n’est pas assez spacieux pour contenir tous les habitans. Ils ont aussi l’honneur d’observer qu’ils se sont pourvu par délibération qu’ils ont fait passer à l’assemblée de distric de Nancy, le moyen où ils pourroient puiser de l’argent pour la construction des ouvrages qui pourront tomber à leurs charges qui est d’être authorisés à vendre par adjudication un quart de réserve de leurs bois communaux qui est de l’âge d’environ vingt neuf ans.
Et comme le tout est de nécessité urgente et que les pauvres habitans en souffrent beaucoup, ils ont l’honneur de supplier Sa Majesté d’avoir égard à leurs juste plaintes et remon-