‹ Cahiers de doléances des bailliages des généralités de Metz et de Nancy pour les États généraux de 1789Chapitre 121 sur 204 · Ou semard : jachère · texte numérisé non relu

Ou semard : jachère

BAILLIAGE DE NANCY

trances et ils espèrent qu’ils seront écoutés en ce qu’ils ont l’honneur de remontrer et qu’il sera ordonné l’adjudication, tant de leurs église que du quart de réserve énoncée cy dessus, le plus diligemment qu’il sera possible, vu la nécessité urgente exposé en la présente remontrance.

11° La communauté dudit Lanfroicourt a encore l’honneure de faire parvenir à l’assemblée des États Généraux leurs doléances au sujet d’une dette qui a été contracté de la somme de quinze cent livres, qu’ils ont empruntés des Révérends Pères Augustins de Nancy, pour payer le presbytère du Sr Curé, pour ce qui est à leurs charges; et comme il y a passé trente ans que cet emprunt a été fait, la communauté a été obligé depuis ce temps, à payer les intérest (ce qui est bien juste) avec beaucoup de peines, la communauté étant très peauvres, elle n’a jamais été en capacité d’en faire le remboursement.

C’est pourquoi ils ont l’honneur après leurs remontrances faites de demander la permission d’engager pour quelques années un prey qui leur appartient pour éteindre cette dette, qui est le seul moyen que l’on juge à propos de remontrer à Sa Majesté.

Il a été obmis dans l’art. 6 que les laboureurs et habitants d’Armaucourt jouissent d’un droit de parcours sur le ban dudit Lanfroicourt, lequ’el est fort considérable, ce qui fait que les remontrans se trouvent fort obérés par ce parcours, tant par la quantités de ces laboureurs qui est le moins de dix sept, lesqu’els ont une grande quantité de bestiaux, ce qui ronge la pâture aux bestiaux des remontrans, et empêchent qu’ils n’eut la faculté de faire des nouris comme il le devroit; au surplus, ces parcours deviennent fort onéreux aux habitants dudit lieu parce que cela occasionne des mésus champêtres que la communauté est obligée de supporter.

Ils ont l’honneur de supplier Sa Majesté de vouloir suprimer ce droit, en ordonnant que chaque communauté restera sur son ban.

La Communauté et tous ces représentans ont l’honneur de supplier Sa Majesté de vouloir leurs rendre justice sur tous les objets rapportés en leur cahier de plaintes, doléances, et remontrances et ils ne cesseront d’adresser leurs vœux pour la conservation du règne de Sa Majesté.

Fait en laditte auditoire les an et jour avant dit.

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