CAHIER DE ME SSE IN
livres, lui en coûte aujourd’huy deux cents, le fer d’un cheval, au lieu de cinq sols, en coûte dix; il en est de même pour le cuir; la paire de soullier que l’habitant de la campagne avoit pour cinq livres de Lorraine, lui coûte six livres de France.
5° f1) Supprimer une foulle de charges qui ne produisent qu’une augmentation ou des exactions sur le peuple, telle que les charges dont la finance ne vas même qu’à deux mille livres qui se trouvent en les mains de personnes qui payent dix louis, et qui au moyen de ces deux milles livres ont sçues se soustraire aux impositions, par une charge de scelleurchauiïecire, celle de porte-coffres, en la Cdiansellerie de Nancy. 2° Supprimer les charges de secrétaire de Roy, qui, auboutde vingt années d’exercisse, donne la noblesse, ou bien si l’on meur dans le cours, tous les d* ssendants sont nobles; depuis peu d’année, sans sortir de la province, si l’on vouloit faire l'énumération des personnes qu’ils se trouvent exemptes par le moyen de ces charges, il ne seroit pas étonnant d’en trouver plus de deux cents; 3° les offices d’huissier piiseurs, vendeurs de meubles, vray fléaux de campagne ; les frais sonts doublés.
6° (2) Proscrire le tirage de la milice, sorte d’impôts cruel qui coutte baucoup aux communautés, qui humilie ceux qu’il atteint, qui rend le service effrayant et qui détruit les bras de l’agriculture, en ce que tous ceux qui sont sur le point d’atteindre leur dix huit ans vont servir, en qualité de domestiques, chez les seigneurs, ou ceux qui exécuteronts jusqu’à vingt et trente domestiques. Si les circonstances ne permettent pas de le proscrire, donner ou faire une loy par laquelle tous les vallet indistinctement, de tous les ordres, metteronts la main au chapeau et subironts le sor.
7° [Texte de Maron, § 14].
8° (3) Débarasser la province des antrâves multipliées, dont les traites foraines environnent ici chacque villes et chacque villages; que tous également puissent s’entrecommuniquer, sans redouter cette armée formidable de gardes qui sont encore autant de bras ôté à l’agriculture.
9° [Texte de Maron, § 16].