Cf. Maron, paragraphe
BAILLIAGE DE NANCY
10° f1) De détruire les salines et les autres quantité d’usuines, qui engloutissent les forest et qui bientôt seront cause que cette province, autrefois si belle par ces bois, en manquequera totalement, et le paye actuellement à un prix extraordinaire, ce qui force les malheureux hors d’état de s’en pourvoir et de dévaster les forêts; de nous rendre le sel marchand et à bon prix, comme pouroit l’être partout le sel des cottes maritimes; par là on rendroit encore aux laboureurs de nouvelles forces, par le moyen des bestiaux qu’ils nouriroient et engraisseroient et qu’ils vendroient.
11° Imposer des droits très fort sur le luxe particulier et touttes ces branches, lesquels viendront au soulagement du peuple, comme sur les cartes, sur les équipages des cheveaux de parades et autres objets de ce genre; affecter un impôt particulier sur cette quantité de laicqués et de domestiques de l’un et de l’autre sexe, surtout de faire tirer la milice à ces premiers, par ce moyen, comme nous l’avons déjà dit, l’on rendra des bras à l’agriculture.
12° De poser pour bases de touts les départements et administration publique quelconques l’obligation de publier des comptes annuel et imprimés et si clair que les habitants de la campagne puissent dire : ils sont juste, on ne nous trompe pas.
13° Déclarer que touttes individues de la France, quelque soit sa naissance, et capable de toutes les places et dignités militaire, judicières, ecclésiastiques et autres, s’il en est digne, car il est innoui que si l’on, réforme, soit des chapitres comme ceux de Bourmont et Vaudémont, le chapitre de S1 George de Nancy, se soit pour réunir à des Chapitres Nobles et en exclure le Tiers État.
14° Soumettre touttes les pensions, distinctions et grâces à une vérification sérieuse et contradictoire, en faire publier les motifs et les clauses, attendu que continuellement, ou pour mieux dire, elles ont toujours étés accordées, la plus part du tems, à ceux qui n’en n’étoient pas même dignes, et que le Roy se trouve trompé par des mémoires de placets dans lesquels le mensonges et l’imposturë règne toujours.
15° Former dans chaque province des États dont les membres seront librement éllus, et qui seront chargés, tant de la