Cf. Maron, paragraphe
BAILLIAGE DE NANCY
23° Supprimer à jamais les droits que les curés perçoivent sous le titre de casuel et, pour les mettre à même d’administrer leur cure, sans recourir à ses tribus, leur restituer les dimes suivant l’esprit de l’institution et les loix anciennes, qui font des dimes de chacque paroisse le patrimoine de son pasteur et de ses pauvres, ou bien trouver un moyen d’établir une caisse de religion, dans laquelle on prendra pour donner aux pasteurs, de donner, par exemples, à un curé dont le village est composé de plus de cent feux, dix huit cent frans, à celui qui est composé de deux cent feux et plus, deux milles frans, à celui qui n’est composé que de cinquante feux jusqu’à cent, quinze cents frans, en outre leurs donner ou assigner certains preys et terres, suffisants pour nourir deux vaches; par le moyen de cette caisse on ôteroit aux curés leurs dîmes et toutes les occasions d’avoir des procès avec leurs parroissiens, ainsi que pour leur casuel, qu’ils n’auraient plus et qu’ils ne percevr oient plus.
24° De mettre des curé dans tous les villages au lieu de vicaire résidants, qui gémissent et qui ne peuvent apporter aucun secour aux malheureux, attendu qu’eux même sont dans l’indigence, qui dailleurs n’étant point fixé, ne s’attachent point à leurs oïalles.
25° D’accorder à notre Communauté un curé; elle est composée de près de soixante et dix feux, tant habitants que femmes veuves, dont la plus grande partie sont extrêmement pauvres; ils trouveroient du secour envers leurs pasteurs, qui, d’ailleurs, se sont appauvris et épuisés pour avoir une maison pour loger leur vicaiie, pour être secouru plus promptement à l’égard du spirituel; étant éloigné de leur curé de près de deux lieux, lequel en perçoit la dîmes en partie, et ne leur porte aucun secours tant pour le spirituel que par les annonces qu’il devroit leur faire; même notre Communauté, quoique très pauvre, est encore chargée de l’entretien et décoration de son église.
26° De demander la suppression de l’édit des clos et du partage des communs, qui jusqu à présent a empêché plusieurs village d’avoir des bestiaux, attendu que, deux, trois, ou quatre gros propriétaires ou fermiers ont soin de fermer et clore exactement leurs héritages et, par ce moyen, priver tous les malheureux d’envoyer vinpaturer leurs bestiaux;
CAHIER DE MESSEIN 73
pour les communs, le partage a été demandé par les seigneurs et non par les communautés.
27° (*) D’exposer que si les villages se sont si appauvris depuis quelques années, c’est non par les impôts successives, dont ils ont été accablés, mais encore par les redevances seigneurial, par la dîmes et l’innégalité des impositions, sans égard aux fruits que l’on récolte, puisqu’il est démontré que les vignobles sont exposés continuellement à ne rien recueillir. Notre communauté est assujettie à payer la dîmes en vin, la vingt deuxième mesure prise à la cuve, sujettes à des inconvénients très grands par l’assujettissement d’avertir les décimateurs de venir chercher leur vin et de ne pouvoir l’enlever de la cuve sans qu’ils y soient et qu’ils n ayent goutté le vin; et souvent il arrive qu’ils n’en veulent point, sous prétexte qu’ils ne le trouvent point bon et vous obligent à donner ce que vous avez de mieux; en outre il n’est point permis à qui se soient de vendre du vin sans la permission des décimateurs et que le parcourt n’ayet été fait dans les caves; matière à contravention qui tient encore de l’ancienne servitude; les obliger à l’avenir de dîmer à la vignes comme tous les autres villages.
28° D’exposer qu’à l’avenir il ne sera plus permis de planter des vignes pour le tort qu’elle font à 1 agriculture.
29° D’exposer que les ordres mandiants sont une imposition cruel pour le peuple; il faut donner de touttes les matières commestibles à ses malheureux; trouver un moyen sur tout les autres ordres religieux rentés pour pouvoir dotter ces ordres mandiants et les rendre utile à la société.
30° D’exposer que le tabac, que la ferme général nous distribue dans cette province, est on ne peut pas plus mauvais; les buralistes sont obligés quelque fois à le renvoyer; cependant depuis quelque années, la livre de tabac est augmentée presque du double.
31° D’exposer que les seigneurs qui ont les chasses soient tenus de ne point laisser tant de gibier sur leurs terres; les fermes sont diminuées par rapport au grand nombre de gibier.
32° D’exposer pour le bien de tout les villages qui compo-